Word Team Championship : la France en (ordre de) marche !

Nous sommes conscients que c’est sur le sable que se révélera la réalité sportive du moment. Pourtant, à partir des informations dont nous disposons au 3 juillet, nous n’avons pas résisté à l’envie de nous glisser dans la peau du sélectionneur national, le Martiniquais David MOTTIN, en charge, notamment, de décortiquer les adversaires d’une équipe de FRANCE en (ordre de) marche !
La participation en baisse de près de 15% !
C’est l’un des principaux enseignements de la liste des pays inscrits aux WORD TEAM CHAMPIONSHIP 2017, communiquée sur le site de l’ITF : 28 équipes seront présentes à cette 6ème édition alors qu’elles étaient 32 en 2016. Dans cette compétition qui se déroule tous les ans en Russie, plusieurs nations font leur apparition (ÉQUATEUR, PAYS-BAS, SLOVÉNIE) ou leur retour (CHILI, POLOGNE). À l’inverse, 7 équipes ont renoncé, notamment celle des USA de Mark BONFIGLI qui a obtenu l’an dernier une prometteuse 7ième place. Comment expliquer ce retrait ? Peut-être un manque de profondeur du banc chez les femmes pour présenter une équipe compétitive. En tout cas, ceux qui avaient les tenues les plus sexy vont manquer dans le paysage.
Une assemblée de médaillés qui se renouvelle peu !
En ce qui concerne les résultats, la tendance est clairement aux valeurs établies. Seules 5 nations ont réussi à accrocher une des 15 médailles distribuées depuis la première édition de 2012. Et en 5 participations, la FRANCE, elle, n’a obtenu que 2 médailles : une lors de la première édition, une autre en 2016, avec une équipe surprenante de ressource mentale. Alors qui cette année pour rebattre les cartes ? Le VENEZUELA, 5ème en 2016, généreux, brillant parfois, mais émoussé en fin de compétition, semble être le candidat en mesure de créer la surprise. Tout dépendra du tirage au sort et probablement du niveau de son leader Ramon GUEDEZ.
Les candidats au « perchoir » ?
Les joueurs italiens auront sans nul doute une nouvelle médaille autour du cou, car l’ITALIE, 3 fois championne du monde et avec dans ses rangs la meilleure équipe hommes du moment, reste la grandissime favorite. Mais le duel italo-russe peut-il encore animer cette année la compétition, comme ce fut le cas sur les deux dernières finales ? A priori non ! … car la RUSSIE ne sera pas tête de série 2. Le pays organisateur sera également privé de son atout n°1 Nikita BURMAKIN (n°4 mondial). Et quand bien même, il bénéficierait d’un tirage au sort favorable le plaçant dans la partie basse du tableau, il devra probablement sortir une équipe du BRESIL revancharde et séduisante sur le papier, avec notamment les Championnes du monde Paula CORTEZ (n° 2 mondiale) et Rafaella MILLER (n°3). La tâche s’annonce donc délicate. L’ESPAGNE de Gérard RODRIGUEZ, qui nous a tant fait vibrer en passant à quelques jeux de sortir le futur champion de 2016, pourrait, elle, être handicapée par la retraite de sa meilleure joueuse, Pilar ESCANDELL. L’ALLEMAGNE de Maraike BIGLMAIER devrait manquer de compétitivité avec un double femmes a priori en dessous des meilleures paires mondiales. Enfin le JAPON, même quand il a fait partie des 4 premières têtes de série (2013, 2014 et 2016), lui n’a jamais passé les ¼ de finales. Et la FRANCE dans tout ça ?
