Tour Côte Caraïbe 2008 : Etape 6 – Réactions

Petite-Anse / Anse Figuier

Réactions

 

Gilbert Sainte-Rose (barreur de Welcome/Mirsa, vainqueur de l’épreuve)

ASPC : Que s’est-il passé aujourd’hui ?
GSR : On avait un problème de mât donc on a mis une plus petite voile. Ils nous ont donc distancé. Mais, nous avons travaillé sans cesse. Je sais que tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie, on n’a pas perdu. Donc, nous n’avons pas laché. Surtout quand j’ai vu que Chaben’An n’était pas encore arrivé alors qu’on était à la bouée. Et puis, on n’a pas pu arriver. C’est une belle victoire. Je suis très content. Nous avons fait un super Tour Côte Caraïbe.

 

Henri-Emile Largen (barreur de Chaben’An/Samex, 2ème à 2min45s)

ASPC : Cela s’est joué à peu de chose sur cette dernière étape. Y a-t-il des regrets ?
HEL : Non. Excepté lundi où on a quand même bien navigué, les autres jours, je pense qu’on n’a pas été à la hauteur au Prêcheur, à Schoelcher et à Petite-Anse. La victoire de Welcome est méritée, il n’y a pas de contestations possible. Ils ont mis un epetite voile pour assurer, ils savaient qu’ils avaient une marge suffisante. Il n’y a pas de regrets à avoir, simplement des corrections à apporter. On a constaté que, dès lors que le vent se levait, on était en difficulté. Il va falloir qu’on travaille tout ça pour être de nouveau performant sur le gros temps.

ASPC : 2ème au général et 3 victoires (le prologue et 2 étapes), le bilan est-il satisfaisant ?
HEL : Oui tout à fait. Lorsque j’ai vu la composition de l’équipage qu’on aurait eu pendant la semaine, j’ai dit à mon équipage que si on termine sur le podium, ce sera une satisfaction. Ils m’ont un peu engueulé car ils pensent que je suis trop pessimiste. Sincèrement, le fait de terminer 2ème est une réelle satisfaction.

 

Thierry Sillon (barreur de 6ème Kontinan/DPA, 3ème à 18min32s)

C’est un bon bilan. Pour un nouveau bâteau qu’on a lancé, c’est bien. Il y a quelques réglages à faire dessus. On va les faire et puis on va voir. Il dérivait un peu donc on va rajouter un peu de quille dessus. La compétition était bien. Cela s’est bien passé pour nous dans l’ensemble.

 

Emile Largen (président du club des gommiers de la Martinique)

ASPC : On a assisté à une belle compétition. Etes-vous satisfait de cette 1ère édition ?
EL : Je dirai comme dans la fable « heureux qui comme Ulysse ». Nous sommes partis de l’Anse Figuier et nous sommes allés faire un tour de notre petite côte caraïbe. Au plan sportif, c’est une bonne manifestation puisque tous les participants sont là. Il y a beaucoup d’espoir aussi car il y a beaucoup de jeunes qui ont participé. Au plan culturel, il y a le brassage des générations et, c’est ça aussi la tradition. Donc, sans faire de triomphalisme, on a frappé un bon coup. Pour ceux qui évalue au niveau de l’impact, je leur dit d’attendre un petit peu. C’est un produit nouveau, il faudra beaucoup de promotion, d’autres moyens. Il faudra aussi un engouement majeur pour les acteurs car, souvent, les gens qui font du gommier font aussi de la yole. Le fait d’avoir placé notre manifestation un peu avant les yoles a posé des problèmes pour que les gars se libèrent. Il y en a beaucoup qui n’ont pas pu avoir un congé aussi long. Ils ont du faire un choix. Il y en a qui ont choisi la yole, c’est leur problème. En tant que responsable de l’association, je pense qu’en positionnant un tour côte caraïbe en « été », si vous permettez l’expression, nous proposons une vitrine. A tête reposée, nous allons évaluer et corriger les faiblesses.

ASPC : Pour les coursiers qui ont choisi la yole, faudra-t-il envisager une grille de prix pour récompenser les participants ?
EL : Je dis haut et fort, et je suis très sensible à cela. La voile traditionnelle et, essentiellement le gommier, c’est du sport amateur. Autrement dit, un acteur de la tradition n’a rien à attendre de cette pratique. Nous sommes comme les Jeux Olympiques, il n’y a pas de gains matériels. Si des partenaires, des mécènes, nous permettent d’avoir d’autres moyens, il est tout à fait normal que nous puissions dédommager les acteurs, ceux qui prennent une semaine de congé par exemple. Ce que nous combattons, c’est le fait que, à tous les coups, les sportifs veulent tirer un profit matériel. C’est comme ça que le Tour de France a des problèmes de dopage.

ASPC : Comment avez-vous les coursiers après une semaine de compétition ?
EL : Ils ne sont pas abattus plus que ça puisque, certains des jeunes trouvaient le moyens d’aller en boîte. Au plan de l’effort, ils avaient une bonne condition physique. Une fois qu’on aura pris au sérieux la manifestation, chacun y mettra un peu du sien et, peut-être, qu’on aura un produit intéressant.

 

ASPC : Y aura-t-il une 2ème édition ?

 

EL : Nous n’avons pas encore évalué mais, il y aura forcément une 2ème édition. Est-ce que ce sera sur la même longueur, la même forme, on se sait pas. Mais, je crois qu’il faudra faire la différence au plan de la médiatisation.