La nouvelle aventure de la famille Orfèvres !

C’est un nouveau challenge que s’apprête à relever la famille Orfèvres. Après Toulouse entre 2008 et 2009, Olivier va entraîner une nouvelle formation de 2ème division, la Stella Saint-Maur en région parisienne. Le coach sera accompagné d’une joueuse qu’il connaît bien : Laura, sa femme. A 37 ans, l’ancienne internationale (6 sélections) va connaître un nouveau club professionnel après Le Havre, Metz et Toulouse (2000-2005 et 2008-2010). Nous avons rencontré le couple avant leur départ.
Qui suit qui ?
Olivier Orfèvres : C’est difficile de dire que c’est madame qui suit monsieur. C’est la joueuse qui suit l’entraîneur. J’ai eu une proposition et, derrière, les dirigeants ont souhaité que Laura fasse au moins une année en tant que joueuse d’expérience. Donc, il y a eu une proposition qui lui a été faite pour qu’elle soit joueuse pro.
Pourquoi avez-vous accepté cette proposition de Saint-Maur ?
OO : L’ancien président de Toulouse où j’avais eu une expérience, est devenu le conseiller du président de Stella Saint-Maur. Quand il a donné son accord pour ce nouveau poste, il a donné comme condition que je vienne au club. Il m’a contacté pour savoir ce que je faisais. En Guadeloupe, et aux Antilles de manière générale, on essaie d’évoluer de manière professionnelle mais, comme on veut rester dans un monde amateur, cela ne va pas ensemble. A un moment donné, on se trouve en désaccord systématique. J’ai eu cette proposition pour partir sur la métropole mais, je ne me vendais pas. Il y a des conditions et la Stella les a respecté.
Comment va se passer ce nouveau départ pour la joueuse ?
Laura Lérus Orfèvres : Je pars avec un peu moins d’enthousiaste cette fois-là ; c’est surtout le corps qui est moins emballé qu’avant. Je sais tout ce que cela implique en termes de préparation physique et mentale. La D2 est le 2ème niveau français donc l’exigence est élevée. Pour tenir sa place sur le terrain, il faut faire tout un travail physique, technique, tactique et mental de façon à être à la hauteur. Je n’y vais pas à reculons mais, je pars en étant totalement consciente de tous les sacrifices et tout l’investissement que cela va impliquer.
Quelles sont les joueuses de l’effectif que vous connaissez ?
LLO : Je sais qu’il y a en une avec qui j’ai joué à Toulouse à l’époque mais qui évolue plutôt avec l’équipe réserve maintenant. Sinon, je ne connais pas l’effectif donc, ce sera une découverte pour moi aussi de ce côté-là mais, il n’y a pas de soucis.
Quel est le projet ?
OO : La Stella est un grand club omnisport. Au niveau handball, il y a plus de 2000 licenciés. J’aurai un rôle de manager sportif de la section féminine du niveau national à savoir la D2, la N2 et les moins de 18 ans qui ont été en quarts de finale des championnats de France cette saison. Mon rôle sera essentiellement de travailler sur ces 3 divisions. L’objectif sur le terrain est de terminer entre la 1ère et la 5ème place de façon à pouvoir débuter un programme de 2 ans à partir de la saison 2017-2018. Le projet est de redynamiser la structure Stella Saint-Maur qui est un des clubs les plus titrés en France. Ils veulent revenir dans l’élite du handball français au niveau féminin avec une volonté de devenir un bastion du handball parisien. C’est la volonté municipale donc, les moyens sont mis pour atteindre les objectifs.
L’objectif est assez élevé ; êtes-vous prête à relever le défi ?
LLO : Je suis prête à relever tous les défis ; je suis une compétitrice. Il faut simplement se donner les moyens. Il n’y a pas de pression et, à partir de là, on fonce.
Vous quittez l’Intrépide après avoir reconquis le titre féminin et gagné le titre masculin. Comment avez-vous réussi cette belle saison ?
LLO : Il nous fallait absolument rebondir ; cela nous tenait vraiment à cœur. Il y a une expression qui dit que le succès n’est pas forcément lorsque l’on réussit mais, plutôt lorsqu’on est capable de se relever après un échec. C’est ce que nous avons fait cette année après une saison précédente blanche. Beaucoup de gens pensaient que nous allions arrêter par manque de motivation ou parce que nous aurions été vexées de notre mauvaise saison. Mais, nous sommes des compétitrices et, avec les filles, nous aimons ce genre de défi. C’est une grosse satisfaction de terminer comme cela (championne de la Guadeloupe, vainqueur de la Coupe, championne de France de Nationale 3).
OO : Nous avons été champions chez les garçons mais, nous avons loupé un match en France face à l’Etoile de Gondeau. Nous sommes passés à travers au niveau des statistiques sur ce match là et, c’est là où nous échouons dans l’objectif principal de la saison qui était de disputer une finale nationale. J’ai travaillé 6 ans avec eux ; cette année, je me suis investi à 100 % avec les garçons et j’ai donné un coup de main à Olivier Corneil chez les filles. L’objectif principal n’a pas été atteint mais, l’essentiel était que cela se termine bien au niveau de l’ambiance et du travail. J’ai une femme formidable qui m’a permis d’avoir cette opportunité de m’exprimer durant ces 6 années. Surtout cette dernière saison où j’ai du m’investir humainement avec une femme joue au handball et 2 filles donc cela n’a pas été évident. Je suis très content que cela se soit très bien terminé à ce niveau là.