Krystel ORTOLÉ : « en y mettant la main… et le cœur »

A la veille du championnat de Martinique de Beach Tennis, ce dimanche 21 mai, nous vous proposons un entretien avec la présidente du club Beach Tennis Martinique, Krystel Ortolé.

Pouvez-vous préciser à Antilles Sport, quand et comment vous devenez la présidente de Beach Tennis Martinique ?
KO
:Cette présidence est nouvelle. Je faisais partie de la BTM, et l’an dernier, l’opportunité s’est présentée d’en prendre la présidence. L’objectif de mon élection est de pérenniser la dynamique du club, d’y introduire une image un peu plus féminine, et accessible.

Quel est votre parcours sportif ?
KO :
Je suis une ancienne handballeuse, quand je vivais en métropole, et de tennis de table, en Martinique. J’adhère au beach il y a 6 ans, au sein de la Brasil Team. J’ai continué à pratiquer ce sport en essayant de le promouvoir en qualité de joueuse. J’arrive donc à la BTM suite au désir de réunir les structures beach tennis présentes sur la commune de Schœlcher, afin d’en stimuler le nombre d’adhérents et de faire évoluer ce sport. Actuellement, nous cherchons à la développer en bonne entente et dans la bonne humeur.

Le double dames, avec Aurore Boulens

Faut-il comprendre que le climat était tendu dans le beach martiniquais ?
KO 
: Il fallait faire quelque chose car, à un moment, il était pénalisé par des guerres d’ego, beaucoup de malentendus et de non-dits comme cela se passe souvent. Nous sommes sur une île, nous nous connaissons tous, ou presque, et cherchons souvent à initier puis stimuler des activités. Pour y parvenir, il est indispensable d’être à l’écoute de tout le monde, de rallier les gens à sa cause. Les guerres de clocher n’ont pas lieu d’être, quand on a la possibilité de voir plus grand. Faisons donc du grand ! Personne n’a le monopole du beach ! Par rapport à l’Italie ou la Réunion, nous sommes une petite nation de beach, et avons encore beaucoup de travail à faire. Le potentiel est là, il faut œuvrer ensemble. Avec toute mon équipe, je travaille donc dans ce sens.

Existe-t-il un management féminin différent de celui des hommes ?
KO 
: Je le crois (rires)… Il y a un ressenti, des sensibilités, sans que je puisse dire qu’un homme soit moins sensible qu’une femme. Le véritable management commence avec la volonté d’écouter l’autre, de temporiser quand c’est nécessaire, celle également et surtout de s’entourer de gens qui peuvent faire mieux que vous ou vous aider à faire mieux.

Professionnellement ?
KO :
Je suis dans le secteur de la vente, dans un groupe grossiste en matériel électrique. Mon parcours professionnel est donc marqué par le contact à la personne. Il faut dire qu’à la base, j’aime les gens et, professionnellement, j’ai eu à manager des équipes. Voilà pourquoi j’ai accepté la présidence de la BTM, mais je l’ai fait surtout par amour de ce sport.

Et c’est un peu inutile de demander si vous aimez le beach…
KO :
J’ajoute cependant que c’est une passion et regrette, seulement, d’avoir commencé ce sport si tard.

Le mot de la fin ?
KO :
Il faut pratiquer le beach en y mettant la main… et le cœur !

 

Entretien LGP