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Il
y a donc un peu de déception mais pas trop car on ne peut pas
toujours être au top. Ce n’est pas parce que j’ai brillé
en cadette ou en junior 1 que forcément les autres années
seront "super". J’espérais mieux, cela n’a pas été le cas,
ce n’est pas grave.
ASPC :
quels sont les qualités et les défauts de la femme Adrianna
Lamalle ?
A.L :
alors on va commencer par les défauts : je suis
contradictoire, j’aime toujours avoir raison, je manque de
rigueur et de sérieux. Au niveau des qualités, je suis quand même
assez gentille, j’aime bien donner facilement, je ne suis pas
trop chiante et j’aime beaucoup le sport.
ASPC :
as-tu un modèle dans ta discipline ou dans le monde sportif en
général ?
A.L :
j’aime bien prendre le modèle français même si les résultats
ne sont pas extraordinaires. Ce sont des gens que je côtoie,
que je connais ; certains sont mes amis. Je respecte
vraiment le travail qu’ils ont fait notamment Patricia Girard,
qui a quand même été troisième aux Jeux Olympiques, ainsi
que Dan Philibert et Jean-Marc Grava. Au niveau international,
c’est plutôt Gail Devers, elle est plus jeune que Shishigina
et elle a vraiment de très bonnes qualités de pied, de
vitesse ; c’est un grand modèle. Et, bien sûr, Marion
Jones, l’incontestable.
ASPC :
comment arrives-tu à concilier la pratique du sport de haut
niveau et les études ?
A.L :
jusqu’en Première cela pouvait aller mais comme un de mes
défauts est le manque de sérieux, je ne travaille pas beaucoup
alors que la Terminale demande beaucoup plus de travail. En
plus, je voyage quand même au minimum trois fois par an ;
il y a les entraînements, les compétitions donc c’est vrai
que cela n’est pas évident mais j’ai des exemples autour de
moi de personnes qui arrivent à avoir de bons résultats
scolaires et de bonnes performances sportives. En ce qui me
concerne, j’arrive quand même à avoir des résultats que je
trouve moyens, vu le niveau que j’ai déjà, tant dans mes études
que dans le sport. J’espère que par la suite je pourrai
continuer.
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