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Olivier
Girault (blanc) et Cédric Sorhaindo font partis des
ambassadeurs du hand antillais |
La bonne initiative
du MUC !
Pour la 3ème édition de son tournoi, le MUC Handball a choisi
pour parrain Cédric Sorhaindo (16 sélections). Mais, les
Universitaires ont fait fort en faisant aussi venir le capitaine
de l'équipe de France, le Guadeloupéen Olivier Girault (214
sélections, Champion du monde 2001, Champion d'Europe 2006). Les
2 joueurs antillais du Paris Handball, vainqueur de la Coupe de
France malgré une saison difficile, ont participé au tournoi et
espère bien revenir un jour, avec l'équipe de France. Nous les
avons rencontré..
ASPC : Comment se passe le séjour en Martinique ?
OG : Cela s'est passé merveilleusement bien. Ça a juste
un goût de trop peu ; je ne suis resté que 5 jours mais,
j'ai l'impression de n'être resté qu'une journée ! Mais,
bon...c'est comme ça, les bonnes choses ont toujours une
fin. Cela a été un bon moment partagé, de handball avec
beaucoup de convivialité organisé par le MUC Handball. J'ai
été heureux d'être là et j'inviterai pas mal de mes
compatriote qui sont en métropole à venir voir un peu ce qui
se fait ici parce que c'est intéressant et il y a du
handball de bon niveau mais, en plus, les gens sont vraiment
formidables ici.
CS : Les vacances au pays ont bien commencé avec le
tournoi du MUC. J'avais aussi besoin de me ressourcer parce
qu'on a eu une dure et longue saison.
ASPC : Comment a été le contact avec le MUC Handball?
OG : Aussi simplement que j'aurais pu l'imaginer. Je
n'aurais pas pensé que les gens m'accueillent aussi bien.
Franchement, j'ai eu beaucoup d'émotions à venir ici et le
contact que j'ai eu avec les gens m'a réconforté dans tout
le bien que je pensais des gens du pays.
CS : Je parraine ce tournoi. J'aime bien me retrouver
dans un milieu qui est quand même le mien avec la culture
antillaise et tout. Vu la convivialité qu'il y avait lors de
la dernière édition, j'ai accepté parce que cela me plaît
bien.
ASPC : L'équipe de France féminine viendra en Martinique
début août 2007. A quand l'équipe de France masculine ?
OG : Il faut faire les propositions. Moi, je serai avec
tous les compatriotes qui sont représentés à l'intérieur de
l'équipe de France masculine. Je pense que ce serait bien de
rendre cela à la Martinique et aux îles. Nous sommes déjà
aller à la Réunion. Pourquoi pas la Martinique maintenant ?
Il faut le soumettre et, moi, derrière j'essaierai
d'appuyer.
ASPC : Olivier Krumbholz (entraîneur de l'équipe de France
féminine) disait lors de son passage pour les finales de
championnats que la différence en Martinique se faisait au
niveau tactique. Qu'en pensez-vous ?
OG : Oui. C'est sur. C'est vraiment la seule lacune, le
fait d'avoir moins de bagage tactique et technique. Mais,
c'est complètement normal, en fait, ils jouent beaucoup sur
leur physique, ils en ont beaucoup. Mais,du fait de jouer en
autarcie, sur l'île, on ne voit pas trop le jeu des autres.
Il leur manque juste ça donc, à un moment, pour les
meilleurs joueurs il va falloir faire le choix de finir leur
formation en métropole.
CS : Ici, on développe des qualités physiques mais,
c'est vrai qu'après, on monte d'un niveau en tactique, en
précision dans le jeu; Mais, un des choses qu'un entraîneur
apprécie, c'est la force de caractère que peut dégager un
Antillais vite encadré en Martinique. Car, quand on fait le
choix de partir, il y a des obstacles et, il faut savoir
surmonter tout cela, ne pas baisser les bras et persister
dans ce qu'on fait.
ASPC : Cédric Sorhaindo joue avec vous à Paris depuis 3
saisons. Comment cela se passe pour lui ? L'avez-vous guidé
?
OG : J'ai un peu poussé pour que Cédric vienne à Paris.
Mais, tout le travail, il le fait seul. C'est lui qui sue,
c'est lui qui court, c'est lui qui s'entraîne dur pour
arriver au niveau où il est. Que dire de plus, il était à
Angers où il ne jouait pas ; il est passé d'un joueur
remplaçant en D1 à un joueur incontournable de la D1 et, en
plus, néo-international. Il faut qu'il continue comme ça ;
il ne faut pas arrêter, qu'il garde son humilité et, je
pense qu'il ira très loin.
ASPC : Comment cela se passe en équipe de France avec les
autres Antillais ?
OG : Nous, plus il y a d'Antillais, plus on est content.
Ce n'est pas nous qui faisons l'équipe mais, c'est vrai que
la communauté est bien représenté. C'est vrai aussi qu'on
passe un tout petit peu plus de temps ensemble qu'avec le
reste du groupe. Mais, bon, c'est comme cela ; il y a des
affinités qui font que les racines appellent à être réunies.
ASPC : Comment s'est passée l'évolution à Paris ?
CS : Progressivement parce qu'au début, avoir trouver ma
place en 1ère division, c'était un 1er objectif. Après, cela
a été du bonus de partir en équipe de France et on voit que
c'est un milieu où je ne suis pas encore très à l'aise.
Quand je me retrouve avec les A', ça va, mais avec les A, il
y a encore un blocage. Cela va venir au et à mesure ; je
l'espère.
ASPC : Quels sont tes objectifs pour la prochaine saison
?
CS : Essayer de gagner un titre avec mon club et aussi,
d'au moins prétendre à faire un tournoi international
officiel avec l'équipe de France.
ASPC : La vie de handballeur professionnel est-elle
difficile ?
CS : On s'entraîne quasiment tous les jours, 4 heures
d'entraînement par jours. C'est difficile mais, après, quand
on rentre au pays se ressourcer, on prend plus de plaisir.
On redécouvre des choses qu'on connaissait mais auxquelles
on ne portait pas beaucoup d'attention.
OG : Je ne vois pas qui pourrait venir là et dire
qu'il ne s'y est pas plu. Je suis heureux. Comme je disais,
cela a un goût de trop peu mais, en tout cas, cela m'a fait
du bien.
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Après avoir
éliminé l'équipe de Patrice Annonay, les SKWAL ont gagné le
Tournoi |
Les SKWAL à l'honneur
La 3ème édition du
tournoi du MUC Handball a vu la victoire de l'équipe SKWAL
chez les garçons. Elle a battu PIMP en finale sur le score
de 32 à 27. En demi-finale, SKWAL était venu à bout de
l'équipe des Sorhaindo, Annonay (autre pro
martiniquais) et autres Vincent
Jean.
Ce tournoi s'est déroulé
sur le campus du 22 au 30 juin. Le public a répondu présent
et la compétition a été d'un bon niveau.
ujc
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