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En pleine
reconstruction !
A l’occasion de l’Assemblée Générale Outremer, nous avons
rencontré le président de la ligue de handball de la Guyane.
Sylvio Létard, en place depuis un an, tente avec son équipe de
reconstruire le hand guyanais qui connaît de sérieux problèmes
financiers. Le travail se met en place et le championnat devrait
normalement débuter à la fin du mois de janvier. La ligue de
Guyane compte environ 800 licenciés et très peu
d’infrastructures....
ASPC : Que
pensez-vous de ce tournoi Hand’97 ?
S.L : C’est une très bonne initiative. Dès l’année
prochaine, nous ferons partis du wagon ; nous serons
présents. Je tire un grand coup de chapeau au président Manu
(ndlr :Grandin, le président de la ligue de hand de la
Martinique) et surtout à toute son équipe.
ASPC : Le fait que ce tournoi et l’Assemblée Générale
Outremer se déroule dans l’un de ces départements, est-ce
une reconnaissance du handball de ces régions au niveau
national ?
S.L : Cela fait parti de ma fameuse reconnaissance que
je demande beaucoup. C’est une reconnaissance en effet, mais
je dirai qu’on n’a pas le choix. C’est une réalité. Il y a
beaucoup de Domiens qui représentent la France au plus haut
niveau donc, je crois que c’est une évidence que la
fédération française se penche sur les DOM.
ASPC : Comment se porte le hand en Guyane ?
S.L : C’est une très bonne question. Il faut, je pense,
être honnête avec soi-même ; le hand va mal
structurellement. Mais, il faut savoir qu’il y a énormément
de passionnés en Guyane qui feront revivre cette discipline.
Le championnat va démarrer le 26 janvier normalement mais
nous faisons des tournois régulièrement. Nous faisons quand
même vivre le hand malgré les difficultés que nous avons
connu ces temps derniers.
ASPC : A quoi étaient justement dues ces difficultés ?
S.L : Je ne vais pas vous le cacher. Ce sont des
difficultés financières qui font parties du passé. Nous
avons trouvé un déficit assez conséquent. Je préfère en
taire le montant. Mais, la ligue de Guyane avait été
carrément dissoute, mise en liquidation judiciaire.
ASPC : La mise en place du championnat est donc la 1ère
pierre dans la reconstruction.
S.L : Non, ce sera une deuxième pierre puisque nous
avons déjà les tournois régulièrement. Il y a aussi le
handball sur plage que nous développons assez souvent en
Guyane. Mais, cela sera, c’est vrai, un nouveau départ.
ASPC : Est-ce que la formation suit son cours au niveau des
jeunes ?
S.L : Nous allons repenser totalement le handball en
Guyane. Il faut savoir que nous sommes au 3ème millénaire.
Les données ont changé, le siècle a changé. Il faut qu’on
pense cela autrement. On ne peut pas continuer à faire le
handball de la même manière que dans les années 1900.
ASPC : Quelles sont les grandes lignes de cette nouvelle
orientation ?
S.L. : Ce qui est fondamentale, et je l’ai répété lors
de l’Assemblée Générale ; c’est de faire comprendre aux
élus, aux collectivités diverses qu’il faut investir. Il
faut investir dans le social. Le sport fait parti du secteur
social. Et comme, le disait monsieur Marie-Jeanne (président
du conseil régional de la Martinique), il faut investir dans
l’homme.
ASPC : Qu’en est-il au niveau des cadres ; y en a-t’il
suffisamment ?
S.L : Nous avons encore pas mal de cadres. C’est sur que
la formation n’est jamais figé. On ne possède jamais la
science infuse. Il faut quand même se remettre en question
en permanence pour pouvoir aller de l’avant.
ASPC : Au niveau de la coopération avec la Guadeloupe et la
Martinique, comment cela se passe ?
S.L : Nous avons pris des contacts à cette occasion.
Nous nous sommes engagés à travailler et à faire des choses,
surtout ensemble. Nous sommes de la même famille, nous
sommes sur le même bateau. Nous allons d’ailleurs participer
au Championnat Antilles. Bien sur, cela ne sera pas pour
venir faire de la figuration mais pour gagner.
ASPC : En cette période de vœux, quels sont vos souhaits
pour la nouvelle année ?
S.L : Ce que je souhaite. C’est simple dans les mots
mais dans la pratique de tous les jours, c’est difficile
parce que, je le répète, nos élus n’ont pas encore compris
que la jeunesse a besoin qu’on s’arrête sur eux. On ne peut
pas faire semblant. On dit souvent qu’il y a des problèmes
avec cette jeunesse ; je pense qu’il faut leur montrer qu’on
s’occupe d’eux. Il ne faut pas uniquement des mots. Je parle
notamment pour les complexes sportifs de façon à ce qu’ils
pratiquent en toute sécurité et surtout de manière à ce
qu’ils s’épanouissent au maximum pour ne pas avoir de
dérives.
ujc
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