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Vacances au pays pour
Sandrine Gruda
Deux semaines après avoir perdu la finale du championnat de
France face à Bourges, la jeune Martiniquaise Sandrine Gruda
est, en ce moment, en vacances chez elle. A 19 ans, l’intérieur
de Valenciennes a réalisé une 1ère saison très réussie au sein
de l’élite ; et ce, seulement 4 ans après avoir quitté la
Martinique pour le Centre Fédéral de Toulouse puis l’INSEP...
ASPC : Ce sont des
vacances bien méritées en Martinique.
S.G :
Oui, tout à fait. Parce qu’on a eu une saison très rude,
très difficile en émotion aussi. Donc, forcément, le repos
est nécessaire. Là je décompresse. Là-bas, j’ai un stress
énorme, beaucoup de pression.
ASPC : La saison
s’est très bien passée pour toi.
S.G : C’est vrai.
J’ai été élue double MVP (ndlr : meilleur joueuse de la
saison et de la finale retour du championnat) ; ce qui est
une 1ère à la Fédération Française de Basket-ball. Donc,
c’est vrai que je ne suis pas mécontente de ma saison.
ASPC : Après une 1ère
saison à ce niveau, quel sera l’objectif pour l’année
prochaine ?
S.G : Les
objectifs, c’est de continuer ma progression ; de garder au
moins le même niveau que cette année. Au niveau européen,
c’est clair qu’il faut absolument qu’on se qualifie pour le
Finale Four (ndlr : cette année, l’USVO s’est qualifié pour
ce Final Four mais a échoué en demi-finale face à Brno).
Mais, mon objectif individuel n’est pas en Europe.
ASPC : Où se
trouve-t-il alors ?
S.G : En
WNBA.
ASPC : Avec de telles
performances dès ta 1ère saison, cela devrait pouvoir se
faire.
S.G : Non. C’est
vrai que c’est étonnant mais, non. Parce que je n’ai pas
d’agent et les contacts à l’étranger sont très difficiles
puisque personne ne me connaît à travers un agent. C’est
comme ça que cela se passe maintenant. Donc, voilà. Mais, je
ne laisse pas tomber.
ASPC : Gardes-tu le
contact avec le basket martiniquais ?
S.G :
Grâce au Golden Lion (ndlr : son 1er club), je sais un petit
peu tout ce qui se passe ici. Je reste quand même en contact
avec leurs performances.
ASPC : Vu de loin,
quelle évolution constates-tu ?
S.G :
Ils ont progressé. Quand
j’étais en Martinique, il n’y avait qu’un seul championnat.
Maintenant, il y en a 2. Les équipes peuvent gagner des
sommes d’argent, ce qui leur permet de faire quelques
améliorations notamment au niveau équipement. C’est bien. Je
suis très contente que cela évolue comme cela parce que cela
prouve qu’il y a un suivi.
ASPC : Quelle est la
journée type de Sandrine Gruda, sportive de très haut niveau
? ?
S.G :
Entraînement le matin,
généralement de 10h30 à midi. Ensuite, entraînement le soir,
de 17h30 à 19h. Cela peut-être aussi, pour le soir, de la
vidéo à 16h30 et puis entraînement derrière pour finir à
19h.
ASPC : Tout cela
entrecoupé de quoi. Est-ce que tu poursuis tes études ?
S.G :
Non, justement.
J’ai arrêté les études cette année parce que je ne peux pas
concilier les 2. Il y a eu un petit quiproquo au niveau du
club. Mais, c’est vrai que je compte reprendre quelque chose
parce qu’il ne faut pas rester trop inactive non plus. Cette
année, j’ai entrecoupé les entraînements de siestes, de
shopping, de films...
ujc
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