Un président serein !
A
quelques jours du début des play-off, nous avons rencontré
Jean-Michel Cilla lors des finales de Coupe de Martinique.
Le président de la ligue fait un bilan de la 1ère partie de
la saison, parle de la situation et de l’avenir du
basket-ball martiniquais.... |
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ASPC : Les finales de Coupe se déroulent bien, quel bilan
pouvez-vous tirer de cette 1ère partie de la saison ?
J-M.C : Pour l’instant, les choses se sont un petit peu
passées comme nous le souhaitions même si on doit déplorer
quelques soucis concernant les championnats de jeunes. Mais,
dans l’ensemble, à chaque fois qu’on arrive au terme d’une
1ère partie de saison, si on a pu réaliser tous les matches
en senior et le maximum de matches en jeunes, on est un
petit peu satisfait. Bien évidemment, nous sommes
suffisamment perfectionnistes pour regretter que bien des
choses restent encore en plan et n’avancent pas comme nous
le souhaitions. Cela veut dire qu’on a encore du boulot et
on s’attelle à la tâche. Donc, le bilan est un peu mitigé,
mais en même temps, on a quelques motifs de satisfactions.
ASPC : Après la crise ou « pseudo crise » qui a secoué le
monde du basket martiniquais, quelle est la situation
aujourd’hui (ndlr : problèmes entre le président et
Saint-Ange Vébobe, le Conseiller Technique) ?
J-M.C : Non, pour nous, il n’y a pas eu de crise. Il n’y
a pas d’affaire. Ceux qui veulent en faire une affaire, ça,
c’est leur souci, je les laisse dormir avec leur démon. Pour
nous, il n’y a pas de crise et, je dis bien que je les
laisse dormir avec leur diable, avec leur démon. Il y a
juste un problème, une butée que l’on doit effacer, qu’on
doit éliminer pour nous permettre d’avancer dans les
meilleures conditions sur le plan technique, sur le plan de
la formation de nos cadres, de nos techniciens pour monter
le niveau et puis permettre de voir éclore une relève pour
le basket martiniquais. Une relève grâce à des jeunes bien
formés, grâce à des cadres techniques bien formés, grâce à
des clubs bien structurés. Notre souci, c’est ça. C’est ce
qu’on fait du basket martiniquais, d’autres se chargent de
faire en sorte que le basket au niveau national se porte
bien, nous y contribuons comme nous pouvons mais, notre 1er
souci évidemment c’est de faire en sorte que le basket
martiniquais se porte bien. Pour le reste, nous remplissons
notre devoir, c’est tout.
ASPC : Concrètement, qu’est-ce qui va être fait pour
développer ce basket martiniquais ?
J-M.C : Là, nous avons présenté un avant projet aux
président de clubs en réunion mercredi dernier (le 30 mars).
Ils ont été satisfaits d’entendre les propositions que nous
leur avons faites. Maintenant, on va passer dans une phase
plus détaillée de l’avancer dans ce projet. C'est-à-dire que
nous sommes entrain de terminer la saison, mais nous nous
projetons déjà dans la prochaine. Nous espérons bien voir
disparaître tous les petits problèmes qu’on a rencontrés
cette année et faire en sorte qu’à l’avenir, on n’ait plus à
revenir sur les mêmes difficultés. Notre projet est très
orienté vers les jeunes et vers le basket féminin. C’étaient
des axes qu’on avait déjà définis depuis longtemps et puis
on a encore un souci financier, on va présenter le bilan
financier bientôt mais, apparemment, on est sur la bonne
voie.
ASPC : Qu’en est-il au niveau des sélections et de
l’effort qui avait été fait l’année dernière ?
J-M.C : On va le reproduire. Simplement, on avait voulu
marquer le coup et faire savoir que notre sélection existait
à nouveau. Elle existe, en tout cas, les 1ères pierres sont
posées. Maintenant, il faut faire la même chose chez les
féminines. Et puis, ce que nous souhaitons surtout, c’est
être au centre du retour du basket au sein de la Caraïbe.
Nous voulons mettre la Martinique au centre de la
réorganisation d’une grande compétition de basket dans la
Caraïbe.
ASPC : Comment s’annonce la 2ème partie de la saison avec
les phases finales ?
J-M.C : Cela s’annonce sous de bons auspices. Sur ce
qu’on est entrain de voir ce soir, je pense que cela va être
une phase finale très serrée tant chez les filles que chez
les garçons. Je pense que le suspense sera au rendez-vous.
Les choses vont être serrées jusqu’au bout et je m’attends à
ce que la finale, quelque soit les protagonistes, se déroule
en 5 manches.
ASPC : Vous avez parlé de la formation des jeunes, que
pensez-vous de la prochaine draft de Ronny Thuriaf ?
J-M.C : Je crois que cette draft s’inscrit dans le droit
fil du déroulement de sa carrière. Je pense qu’il a montré
beaucoup de choses, il a montré beaucoup de coeur. Il a de
grosses qualités techniques, il a un gros coeur, il est très
dynamique. Il a fait ses preuves en universitaires, j’espère
pour lui qu’il sera drafté des le 1er tour et en bonne
position pour pouvoir ensuite être dans un club qui lui fera
confiance, qui lui permettra de briller en NBA et de
représenter le basket martiniquais. Parce que Ronny Thuriaf
a d’abord été formé à la Martinique par des techniciens
martiniquais ; détecté par un club martiniquais : le
Sporting Club Lamentinois. Cela, on ne le dit pas assez
parce que les gens s’accaparent nos jeunes, peut-être parce
qu’ils ont eu un mauvais exemple à la base ici. Donc, ils
s’accaparent nos jeunes des qu’ils arrivent en Métropole et
puis on dit partout formé à l’INSEP. Mais Ronny Thuriaf a
été détecté par le SC Lamentinois, formé par le SC
Lamentinois. Il a poursuivi sa formation au pôle et ensuite,
il a déroulé normalement sa carrière à l’INSEP et puis en
équipe de France. Il est là où il doit être parce qu’il le
mérite ; j’espère vraiment qu’il sera drafté en très bonne
place parce que, sur ce qu’il montre pour l’instant à
Gonzaga, il le mérite. Et vous verrez que quand il partira
de Gonzaga, l’équipe n’aura pas les mêmes résultats.
ujc
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