Accueil | Basket | Antilles

Du 02 au 08 septembre 2006

Disciplines ...
 
 Football
 Handball
 Basket-ball
 Cyclisme
 Volley
 Athlétisme

  

Rubriques ...

 Les Brèves
 Les Echos
 Partenaires
 Les Ligues
 Calendrier
 Les Archives
 Les Liens
 Forum
 Webmasters
 Ecrivez-nous
 

Portrait ...


Patrick PERCIN

Basket-ball ...
L'actualité du week-end...

 France


Préparation aux Championnats du Monde
Stage de l'équipe de France en Martinique
Sainte-Marie et Rivière-Salée, du 02 au 08 septembre 2006
 

 
La Martinique, une escale avant les Mondiaux du Brésil pour la France...

Bonne préparation pour la France

L’équipe de France féminine de basket a terminé son séjour en Martinique. Après une semaine de stage ponctuée par 3 matches, et 3 victoires, face à l’équipe de Lituanie, les filles d’Alain Jardel sont fin prêtes pour les Championnats du Monde qui se dérouleront du 12 au 23 septembre prochain au Brésil. Cette venue de l’équipe de France a été l’occasion pour le public martiniquais de voir évoluer les 3 Martiniquaises présentes dans cette équipe. Pour Nathalie Lesdéma, Sandra Dijon et Sandrine Gruda, le plaisir d’évoluer, enfin, devant leur public et leur famille était tout aussi grand...

 


 

 

Après deux 1ers matches remportés de façon relativement aisée face à une équipe de Lituanie en rodage, l’équipe de France a du s’employer pour sortir vainqueur de la 3ème et dernière rencontre, sous l’impulsion d’une Sandrine Gruda déchaînée, auteur de 22 points. Et, cela pour le plus grand bonheur du nombreux public ayant fait le déplacement à Rivière-Salée pour ce dernier soir. La semaine martiniquaise s’achève donc bien pour la France. Espérons qu’elle puisse connaître un aussi bon parcours que les hommes, 5ème du dernier mondial au Japon. Voir faire aussi bien que leurs homologues du football qui étaient, eux aussi, venus en Martinique peu de temps avant le Mondial allemand.
 

 

Récapitulatif :

 

Mercredi 6 septembre 2006, à Sainte-Marie

FRANCE - LITUANIE : 70 - 56
Gruda (14 points), Godin (14), Dijon (10), Le Dréan (9), Hermouet (8), Gomis (5), Ndongué (5), Sauret (2), Beikes (2), Lesdéma (2), Dumerc (1), Bade (0)

 

Jeudi 7 septembre 2006, à Rivière-Salée

FRANCE - LITUANIE : 72 - 51
Le Dréan (18 points), Gomis (16), Dijon (13), Sauret (9), Bade (4), Hermouet (2), Dumerc (2), Lesdéma (2), Gruda (2), Ndongué (2), Godin (2), Beikes (0)


Vendredi 8 septembre 2006, à Rivière-Salée

FRANCE - LITUANIE : 66 - 58
Gruda (22 points), Gomis (6), Dijon (6), Ndongué (6), Sauret (6), Hermouet (4), Beikes (4), Dumerc (3), Le Dréan (3), Lesdéma (2), Bade (2), Godin (2)


 

 

 

 Réactions

 

Nathalie Lesdéma (joueuse de l'équipe de France)

ASPC : Qu’est-ce que cela fait d’être en Martinique pour la préparation des Mondiaux ?
N.L
: Je pense que c’est très bien d’être venu en Martinique parce que, déjà, c’est chez moi. Le côté préparation mis à part, c’est le fait d’être là, d’avoir ma famille qui, pour une fois, me verra jouer au sein de l’équipe de France puisque d’habitude, personne ne me voit jouer.

ASPC : Avec plus de 200 sélections, il était temps.
N.L
: Oui, en plus j’ai failli arrêter avant donc, je n’aurais jamais eu l’occasion. Mais, c’est sur, là, ils ont sauté sur l’occasion du Brésil pour faire cela ici. C’est vrai que cela n’était pas évident à chaque fois d’organiser même si, nous, les Martiniquaises, on était demandeuse. On demandait vraiment à ce qu’il se passe quelque chose ici. Donc, pour une fois qu’ils l’ont fait, on ne va pas rechigner.

 

ASPC : Comment cela se passe au niveau des installations, ici à Rivière-Salée, et de l’acclimatation ?
N.L
: Tout le monde a chaud. Même moi, j’ai un peu chaud. Mais, j’avoue que, nous les Martiniquaises, on s’est un peu plus vite acclimaté que les autres parce qu’on a plus l’habitude. Mais, c’est surtout le décalage horaire qui nous a posé problème. D’habitude, quand je rentre chez moi, j’ai le temps de rester chez papa, maman, pour récupérer mais, là il a fallu commencer tout de suite les entraînements aux horaires de Martinique, c’était un peu chaud ! Sinon, il n’y a rien eu comme problèmes. Les filles sont là. On s’adapte petit à petit et on sait très bien qu’on est là pour préparer le Championnat du Monde donc, on travaille.

ASPC : Quels seront les objectifs de la France à ces Championnats du Monde ?
N.L
: Nous, les filles, on veut surtout arriver aux quarts de finale. C’est vrai, qu’au niveau du staff, comme c’est une nouvelle équipe, on ne nous a rien imposé parce que le Championnat du Monde ne qualifie pour rien de particulier si ce n’est d’avoir une médaille. C’est pour que les jeunes qui sont là apprennent à s’accoutumer les unes aux autres. A partir de là, l’objectif sera atteint. Mais, c’est vrai que nous, on a envie d’arriver aux quarts de finale.

 

ASPC : Avec une autre Martiniquaise, Sandrine Gruda, vous représentez justement la transition entre la nouvelle et l’ancienne génération. Qu’en pensez-vous ?
N.L
: Sandrine, c’est la plus jeune de l’équipe et moi, LA plus âgée de l’équipe. Mais, sincèrement, elle a tout son rôle à jouer, toute sa place dans cette équipe. C’est une joueuse qui, à son âge, a déjà pas mal de vécu sur un terrain ; je trouve pour quelqu’un qui n’est au plus haut niveau que depuis un an. Et, je pense que, sincèrement, elle sera une des pièces maîtresse de l’équipe de France dans les années à venir.

 

ASPC : Sinon, au niveau personnel, vous étiez en Russie, quelle sera la suite ?
N.L
: Là, je vais partir en Espagne. Fini la Russie. Cela s’est bien passé ; j’ai gagné la Coupe et le Championnat. On a perdu en finale d’Euroligue. Je vais en Espagne pour me faire un plaisir personnel. Je suis sur ma dernière saison et j’avais envie de faire ce championnat là ; c’est le seul que je n’ai pas fait. Tout va bien.

 


 

Sandra Dijon a pu évoluer sous les yeux de sa maman

Sandra Dijon (joueuse de l'équipe de France)

ASPC : Quelles sont les impressions après ces matches joués avec l’équipe de France chez vous ?
S.D
: Une très bonne impression parce que, moi je me ressource, c’est vrai que cette campagne à la Martinique me fait énormément de bien. Je me retrouve dans ma famille ; il y a beaucoup de monde que je n’avais pas vu depuis longtemps. Cela fait 10 ans que je suis partie. Et puis, c’est une façon pour nous aussi de se préparer pour l’échéance qui arrive.

ASPC : Est-ce que c’était quelque chose à faire que ce déplacement ici, en Martinique ?
S.D
: Ah mais bien sur ! C’était quelque chose à faire. Il y a un moment nous étions 4 Antillaises, maintenant nous sommes 3 dans l’équipe. On est tout le temps en Bretagne, etc... pourquoi pas. La Martinique fait aussi partie de la France. Donc, je pense que cela a été une très très bonne initiative.

 

ASPC : Et le public ?
S.D
: Chaleureux. Comme d’habitude, ce sont des Martiniquais... (rires).

 

ASPC : Il parait que même vous, vous souffrez de la chaleur.
S.D
: Malheureusement, je souffre de la chaleur. Il fait très chaud, c’est très lourd, très humide. Mais, l’avantage, c’est qu’on va avoir à peu près des conditions similaires au Brésil. C’est un mal pour un bien.

 


 

Lina Brazdeikyté (joueuse de la Lituanie)

ASPC : Quel bilan faites-vous de ce stage ?
L.B
: Notre but sur ce stage, c’était de trouver notre jeu. Sur les deux 1ers matches, cela n’a pas marché mais, sur le 3ème, cela a été beaucoup mieux parce qu’on a pu jouer ensemble. Les défaites ne sont jamais bien. Mais, il y a quand même eu des choses de bien. Maintenant, on sait notre point faible et on pourra travailler durant ces quelques jours pendant les entraînements avant les matches importants.

ASPC : Comment avez-vous trouvé les installations et la salle de Rivière-Salée ?
L.B
: C’est bien. C’est dommage qu’il n’y ait pas de climatisation. Mais, c’est quand même bien. C’est très chaleureux. En plus le public est génial ; surtout l’orchestre (ndlr : groupe à pied présent dans les tribunes).

 

ASPC : Quels sont les objectifs lors des Championnats du Monde ?
L.B
: On espère sortir dans les 8.

 

ASPC : Avez-vous pu un peu visiter la Martinique ?
L.B
: Malheureusement, on part demain (samedi 9). Mais, on a pu visiter un peu le matin quand on ne s’entraînait pas. Mais, il pleuvait tout le temps. C’est très très beau. Vous avez la chance de vivre ici (sourire).


 

Alain Jardel (entraîneur de l’équipe de France)

ASPC : Comment avez-vous trouvé ce dernier match ?
A.J
: C’était un match différent des autres. J’ai très bien aimé la réaction de cette équipe lituanienne qui a, très intelligemment, essayé de résoudre les problèmes qu’on leur avait posés lors des deux 1ers matches. J’ai moins aimé, évidemment, le peu d’engagement physique que nous avons eu au début. Après un départ lénifiant, 8-0, tout le monde a pensé qu’on allait s’installer dans une victoire facile. Après, on a été très souvent dans l’urgence, surtout sur le plan offensif, qui demeure quand même notre point faible. Et, quand on ne peut pas s’appuyer sur une défense beaucoup plus intransigeante, comme elle l’a été en 2ème mi-temps, on n’a pas tellement de marge de manœuvre. C’était un bon match parce que c’est un match serré. Cela nous permettra de resserrer les énergies et de ne pas partir sur des fausses illusions parce que si ce soir, par hasard, on avait gagné avec un écart très conséquent, peut-être qu’on ne se verrait plus beau qu’on ne l’est en vérité. Aujourd’hui, je pense qu’on connaît nos faiblesses. On connaît aussi nos forces et, ce soir, justement, on n’a pas suffisamment utilisé nos forces.

ASPC : Quel bilan tirez-vous de cette semaine de préparation ?
A.J
: C’est un bilan qui est très positif à tout point de vue notamment en ce qui concerne l’accueil que nous avons eu et le fait qu’on est venu ici pour faire un petit peu de promo. Je crois que cela a été très bien ressenti. On n’a rencontré que des gens très agréables et très gentils. J’espère qu’on aura suscité des vocations pour les jeunes filles ; elles ont vu que le basket-ball est un sport éminemment jouable par les jeunes filles et les jeunes femmes. Ça, c’est une chose qui n’est pas négligeable parce que c’est quelque chose que nous avons recherché. Sur le plan sportif, je pense qu’on est prêt pour attaquer la compétition. Il est temps qu’on l’attaque parce que c’est long pour tout le monde. C’est long, je pense, pour les filles. Malgré nos changements d’endroits de stages aussi bien en France, qu’en Russie et ici, sur l’île de la Martinique. Et, on a la chance de rentrer dans la compétition sans avoir aucun pépin physique.

 



Jean-Michel Cilla (président de la ligue de basket de Martinique)

ASPC : 3 matches de l’équipe de France face à celle de Lituanie en Martinique, comment jugez-vous cet évènement ?
JM.C
: C’est extrêmement positif. D’abord sur le plan sportif, l’équipe de France a remporté les 3 rencontres. Sachant de la fréquentation des salles également. Autant la salle de Sainte-Marie que la salle de Rivière-Salée, elles ont été remplies. On a eu un public qui a été parfait, d’une grande correction et très connaisseur tout au long des rencontres. Donc un bilan très satisfaisant. Et, puis au niveau des échanges avec l’encadrement technique et les arbitres internationaux présents, on a pu permettre à nos officiels et à nos cadres techniques d’échanger, de s’informer et d’apprendre encore.

 

ASPC : Les 2 équipes ont-elles été satisfaites au niveau des infrastructures ?
JM.C
: Oui, elles ont été satisfaites ; assez surprise de la qualité des infrastructures de ces 2 salles. Mais, cela dit, il ne faudrait pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt ; on a encore beaucoup de boulot à faire à ce niveau là en Martinique et, cela devient un leitmotiv chez moi, mais, je crois que, à un certain niveau, il faut prendre ses responsabilités. On donne de grands champions ; on le voit là encore. Il faudrait qu’il y ait quelque chose en retour. Il faudrait vraiment qu’on arrête de jouer au basket sur les papayers mâles de la savane. Il y a de grands organes de décisions politiques au niveau de l’Etat et au niveau de l’Europe. S’ils ne se rendent pas compte que les régions ultrapériphériques ne sont pas au même niveau d’infrastructures, que voulez-vous que je fasse ? Si les gens ne veulent pas ouvrir les yeux, ne veulent pas faire les efforts qu’il faut à destination de notre jeunesse, je ne sais pas ce qu’il faut faire encore. Ce n’est pas aux ligues de faire des constructions de salles ni des demandes, on émet des souhaits. D’autant qu’on n’a même pas de terrain à notre disposition. A la limite, que les municipalités prennent l’initiative de relancer l’Etat. D’autant qu’il y a des résultats ; il y a des gamins qui sortent. Le sport, c’est une école de la vie. On a besoin de tous les moyens pour canaliser et catalyser cette jeunesse. S’il faut encore discourir là-dessus, c’est qu’on a un problème.

 

 

ujc

 

 Recherchez un article

L'actualité des Antilles-Guyane avec 




Écrivez-nous
  

L'infoSport ...

11/05/2008 - Antilles-Guyane
Tnoi AG, J3: Sinnamary et Ban-é-Lot champions
La 3ème et dernière journée du tournoi Antilles-Guyane s’est...

11/05/2008 - France
Beach Soccer: La France termine 2ème
L’équipe de France de beach soccer termine 2ème du Master To...

11/05/2008 - Guadeloupe
GP Pays de la Canne: Succès pour Palmiste
La 2ème édition du Grand Prix Pays de la Canne s’est déroulé...

 
Calendrier ...
  Manifestations à venir

 

Copyright © Antilles-Sport.com 2006