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A vos marques... |
Un nouveau départ !
Où en est la Ligue Régionale d’Athlétisme de Martinique quinze jours après la décision du tribunal mixte de commerce et d’industrie de la Martinique de la placer en liquidation judiciaire ? Depuis le 22 octobre 2008 la LRAM a été placée en liquidation judiciaire et ne peut plus assumer la représentation de la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) au niveau départemental. Les athlètes sont-ils pour autant laissés pour compte et la pratique de l’athlétisme est-il compromise ? La solution passe d’abord par la création d’une nouvelle ligue...
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| Cross de la Cigogne: les jeunes à l'honneur - Photo AF |
Quel avenir pour les rencontres sportives locales ?
Dans la pratique, toutes les manifestations placées sous l’égide de la LRAM sont donc annulées puisque celle ci n’est plus autorité organisatrice. Néanmoins, les clubs régulièrement affiliés à la FFA peuvent, avec l’aval de celle-ci, maintenir leur programme ; ce fut le cas avec les cross de la Cigogne et de l’Effort du Morne Vert, véritables succès si on en croit les témoignages des participants et des dirigeants de clubs qui ont effectué le déplacement, et si l’on se réfère au taux de participation et au nombre de clubs représentés.
Reste cependant aux présidents de club à se prononcer sur le maintien du calendrier établi antérieurement à la crise par la CSO (Comité Sportif d’Organisation) et notamment sur le sort réservé à la mythique COURSE DU SOUVENIR prévue le 21 décembre 2008. Dans cette perspective, ces présidents réunis par l’«équipe de réflexion » née à la suite de la dissolution de la LRAM (Ligue Régionale d’Athlétisme de la Martinique) se sont clairement exprimés pour l’annulation pure et simple de cette épreuve à une majorité de 13 voix, contre 4 voix pour le report et 1 voix pour le maintien.
Il est certain que les difficultés à surmonter pour maintenir cette course à la date prévue par le calendrier, sont nombreuses et tiennent :
*au délai d’établissement des dossiers pour la préfecture (minimum 6 semaines) ;
* à l’état de la route de la TRACE, au niveau de « la médaille » et Fond Larion ;
*à la difficulté, compte tenu de la situation, à dresser un budget et à convaincre les sponsors habituels ;
*et enfin à la qualité de la structure organisatrice, l’hypothèse la plus cohérente étant que cette prérogative revienne à un club régulièrement affilié à la Fédération et couvert par une assurance-responsabilité conséquente.
Il est à noter que le semi-marathon de la ville de FORT DE FRANCE échappe à cette exigence puisque l’autorité organisatrice n’est pas affiliée à la LRAM. Et ce, même si elle fait appel aux OFFICIELS LIGUE qui eux, dépendent directement de la FFA, et même si les athlètes régulièrement licenciés pour la saison 2008-2009 sont dispensés de certificat médical (obligatoire pour tous les autres participants). Ce fut le même cas de figure pour le raid du LOUGAROU.
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| Max Morinière est à la tête d'une nouvelle équipe - Photo AF |
Perspectives immédiates
En attendant la venue le 26 novembre d’une représentation de la Fédération (Mr GRACIA Directeur Général et Mr ROGGEMANS Trésorier Fédéral), les dirigeants de clubs martiniquais se sont regroupés autour de l’équipe menée par Max MORINIERE, afin de préparer cette rencontre et faire en sorte que, de l’AG départementale du 29 novembre 2008 sorte une entité qui devra attendre l’agrément de la Fédération Française à l’occasion de son AG fédérale (prévue le 6 décembre 2008 à Paris).
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| Lecefel et Lamalle représentent la Martinique au plus haut niveau - Photo AF |
Perspectives à long terme
Les choses pourront alors redémarrer avec une équipe renouvelée et déterminée à ne pas se laisser tenter par les anciens démons, car la crise actuelle aura livré son enseignement : une ligue ou une association, fut-elle caritative, doit être administrée sans complaisance ni écart aux règles strictes de la gestion. C’est la raison pour laquelle, dès à présent, les présidents de club se sont penchés sur les problématiques budgétaires, tant en terme de besoins que des ressources.
La question majeure reste à déterminer les niveaux d’intervention financière des collectivités locales (Conseil Régional, Conseil Général, Municipalités) mais également nationales (Ministères).
Autre problème à régler : dans un souci de traitement égalitaire des financements des clubs et donc des athlètes, la participation financière de la Fédération à l’effort de suivi des athlètes martiniquais, doit être établi sans équivoque ni langue de bois. Rappelons au passage que les athlètes antillais constituent l’ossature de l’équipe de France, qu’ils soient licenciés en France ou dans nos clubs ultramarins. Il faut savoir que cela coûte plus cher à un club martiniquais de laisser son athlète participer aux stages et sélections de l’équipe de France qu’à un club métropolitain (transport, hébergement, restauration, suivi médical et diététique...
Enfin, la réflexion porte d’ores et déjà, sur la remise en état de fonctionnement des pôles élites et des pôles espoirs, structures qui dépendent directement du ministère des sports avec un relais DDJS en Martinique, mais avec un cadre qui ne peut être qu’un CREPS ou une structure analogue qui n’existe pas en Martinique. Alors c’est aux ligues d’assumer cette responsabilité, sans que les moyens financiers ne soient associés, mais on est coutumier du fait...
La nouvelle ligue aura du pain sur la planche !
AF
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