|
A 32 ans, Alain Vertot est un des piliers de la sélection de la
Guadeloupe, qu’il fréquente depuis 10 ans. Ce défenseur
longiligne (1m83 pour 69 kg) est dur sur l’homme et n’aime pas
perdre. Son club de toujours : l’Etoile de Morne-à-l’Eau ; il a
bien tenté l’aventure ailleurs mais cela n’a duré que 6 mois, au
Phare.
|
|
ASPC : Depuis combien de
temps pratiques-tu le football ?
A.V : J’ai commencé à l’école de football, à
Morne-à-l’Eau, à l’âge de 8 ans.
ASPC : Qu’est-ce qui permet cette longévité au haut niveau ?
A.V : C’est le travail, s’entraîner tous les jours et puis,
à part les entraînements, je fais des footings. Il faut savoir
faire la fête au bon moment : pas trop d’alcool. Il faut avoir
une bonne hygiène de vie.
ASPC : As-tu des modèles ?
A.V : Non, quand j’étais plus jeune, je regardais la télé et
je me disais que je ferai la même chose quand je serai grand. |
 |
ASPC : Quels sont tes loisirs ?
A.V : J’aime regarder la télé.
ASPC : Comment vois-tu l’évolution du football en Guadeloupe
depuis le temps que tu pratiques, au niveau des jeunes, de
l’apport d’étrangers, d’ancien pro (ndlr : Jocelyn Angloma
évolue depuis la saison dernière à l’Etoile de Morne-à-l’Eau) ?
A.V : Cela évolue petit à petit. Etant donné que maintenant,
il y a des formateurs qui eux même vont se former en Métropole,
en Guadeloupe ou en Martinique. Donc, ils savent comment
préparer un jeune ; cela apporte beaucoup de chose. Il y a
beaucoup de joueurs de mon âge qui sont BE1 (Brevet d’Etat
niveau 1). L’apport des joueurs étrangers (ndlr : le Racing Club
de Basse-Terre comptait 2 Argentins dans ses rangs la saison
dernière), cela apporte aussi quelque chose, c’est le football.
Tant qu’il y aura du monde qui arrive pour nous donner un coup
de main, cela va donner un plus.
ASPC : La plupart des rencontres de championnat en Guadeloupe
ont lieu en nocturne, est-ce que cela amène plus de public ?
A.V : Personnellement, je préfère jouer l’après-midi. Le
soir, c’est pas mal, cela amène du public. Mais, il n’y a pas
beaucoup de monde qui vient au match, comparativement à la
Martinique par exemple où on a joué et où les gens aiment le
sport, surtout le foot.
ASPC : Justement, le sport numéro en Guadeloupe c’est le
cyclisme ; penses-tu que c’est une question de niveau du
football guadeloupéen ?
A.V : Etant donné qu’il y a plus de sport, en plus il y a le
sport à la télé donc les gens ne se déplacent pas pour aller
voir les matches. C’est une question de niveau. Lorsque les gens
voient à la télé du jeu sans contrôle, ils oublient que ce sont
des footballeurs professionnels, c’est leur boulot. Alors que
nous, on a notre travail à côté, le sport est un loisir.
Suite
et Palmarès
>>>
|