|
ASPC
: on voit moins souvent Jules Trésor dans le peloton, est-ce à
dire que tu es en train de mettre un terme à ta carrière ?
J.T : en fait, j’avais arrêté pour des raisons
professionnelles. Mon emploi du temps ne me permettant pas de
m’entraîner convenablement. Mais j’ai quand même participé
à quelques courses cette année, j’étais présent aux Six
Jours du Crédit Agricole. Depuis un mois environ, j’ai repris
l’entraînement de nouveau.
ASPC : quels sont les qualités et les défauts de l’homme
Jules Trésor ?
J.T : je n’aime pas beaucoup parler, je suis assez réservé
et j’aime bien que les choses soient très claires dans tout
ce que je fais.
ASPC : quels sont les coureurs qui t’ont marqué sur le
plan régional et international ?
J.T : sur le plan régional, au niveau de la Martinique,
ce sont Paul Charles-Angèle et Hugues Hierso, en Guyane,
Torvick et Dantin. Au niveau international, ce sont surtout les
Colombiens en particulier, Pena-Pena qui coure en Guadeloupe
actuellement. Il y a aussi, bien sur, les Guadeloupéens Paulin
Couchy et Gène Molière.
ASPC : depuis quelques années, on constate que beaucoup de
bons coureurs étrangers s’installent en Guadeloupe. Quel est
l’apport de ces coureurs au cyclisme guadeloupéen ?
J.T : je pense que cela n’apporte rien au cyclisme
guadeloupéen. Le seul bénéfice est pour les clubs auxquels
ils appartiennent car cela leur apporte des victoires. Mais cet
apport de tant de coureurs étrangers conduit, à mon avis, le
cyclisme guadeloupéen à sa destruction. Mais cela n’engage
que moi.
ASPC : les Antilles n’ont pas de représentants au plus
haut niveau du cyclisme. Est-ce qu’à l’avenir, cela peut-être
envisageable ?
J.T : je ne sais pas si Vauclair est d’origine martiniquaise,
mais, en tout cas il a couru en Martinique dans les catégories
de jeunes, et il participe au Giro cette année. Par ailleurs,
nous avons deux jeunes Guadeloupéens, Yohan Gène et Mathias
Rony, qui sont en Vendée dans l’équipe Bonjour de Jean-René
Bernaudeau. Je pense que ces deux là feront de bons coureurs.
ASPC : est-ce qu’au moment où tu étais au plus haut
niveau, tu aurais pu envisager de terminer le Tour de la
Guadeloupe sur la plus haute marche du podium ?
J.T : oui, mais pour gagner un grand tour, il faut avoir
des équipiers. Pratiquement, à aucun moment de ma carrière,
je n’ai eu une équipe pour remporter le Tour de la
Guadeloupe. J’ai terminé à la quatrième place une année,
j’avais les qualités pour gagner cette année là.
Conclusion libre :
Justement à propos de la façon dont est effectuée la sélection
qui participe au Tour de la Guadeloupe, il faut que les
dirigeants définissent les rôles très tôt et non pas à la
veille du départ. Il faut que chacun sache quel est son rôle
au sein de l’équipe, s’il est la pour travailler ou alors
s’il est le leader. Pour cela, il faudrait faire la sélection
assez longtemps à l’avance.
|