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Conclusion libre
Ce que je voudrais, ce que je souhaite, c'est que le basket se
développe partout en Martinique, dans toutes les communes.
Maintenant, je ne suis pas président de Ligue mais ce serait
vraiment super de voir cela. Quand on analyse les équipes qui
participent aux play-off depuis le début, on retrouve
pratiquement toujours les mêmes. Par conséquent, je pense que
pour l'activité basket, pour le sport, il serait bon qu'il y ait
ce développement sur toute la Martinique, de Grand-Rivière au
Vauclin, à Saint-Anne. Cela c'est une chose.
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La 2ème chose, c'est
qu'il serait bon aussi que les gens du basket se battent
pour avoir des infrastructures. Cela ne veut pas dire qu'on
sera meilleur, la preuve c'est que le Golden Star n'a pas de
terrain d'entraînement - cela peut arriver qu'on aille
s'entraîner à Sainte-Marie, au Marin - mais je pense que,
dans toutes les villes de la Martinique, je sais que cela
n'est pas évident, on devrait avoir un gymnase. S'entraîner
dehors, c'est bien mais il faut penser aux articulations.
Avant on pouvait le faire, mais est-ce que les joueurs
étaient autant sollicités ? Je crois qu'il est très
important que les dirigeants du basket se rapprochent des
autorités afin de mettre en place un plan de structuration
au niveau des |
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équipements en Martinique.
La 3ème chose, c'est l'entente entre les gens du basket. Moi, je
pense qu'à un certain niveau, il ne devrait plus exister de
Gauloise, Golden Star, Golden Lion. On devrait être fier
d'appartenir à la famille basket.
J'aurai bien aimé aussi qu'on trouve une formule pour qu'il y
ait plus de monde pendant la saison régulière. Peut-être pas
pour moi, mais pour la génération qui viendra après car ce n'est
vraiment pas motivant de jouer, par exemple, un Gauloise /
Golden Star devant 100 personnes alors qu'avant, il y avait une
ambiance bon enfant. Je crois que le basket a un rôle très
important dans le fait de ressembler les familles, il n'y a pas
la pluie par rapport au football - je n'ai rien contre le
football, je suis avant tout un footballeur. Le basket est un
sport spectacle.
La dernière chose, c'est que l'on puisse reprendre les contacts
avec la Caraïbe. A l'heure où on parle de continuité
territoriale, de renforcement des liens entre les peuples de la
Caraïbe, je pense que le sport est un outil formidable. Un pays
comme Porto Rico, qui est une des 10 premières nations de basket
du Monde, n'est qu'à 2 heures de la Martinique. Pourquoi ne pas
créer des liens avec ce pays.
Attention, je n'ai pas dit d'arrêter les liens avec la Métropole
mais enfin, il faut bien qu'on admette, que les dirigeants
là-bas l'admette aussi : nous avons des spécificités, nous
sommes Antillais, nous avons d'énormes qualités athlétiques.
Mais, pourquoi ne pas échanger avec les 2 : Caraïbe, Métropole.
Cela ne peut-être que richesse pour nous. Les Etats-Unis ne sont
qu'à 3 heures d'avion de chez nous. Pourquoi pas ? Quand je vais
à Miami, je rencontre la même « macandia », le même jus. C'est
la mentalité qui change, ce sont des bosseurs, des fonceurs.
Pourquoi nous, Antillais on ne devrait pas avoir cette mentalité
là et puis avoir la richesse tactique des Européens puisque nous
sommes avant tout Européens. Il serait très important pour le
basket et pour le sport en général de développer cela. Je pense
que c'est un formidable exemple avec le football. On devrait le
suivre. Nous avons des politiques qui sont d'accord pour ça. Je
suis sur que le basket va progresser et puis les basketteurs
verront un sens à cela : quoi de plus intéressant que d'avoir
des contact à Porto Rico, à Trinidad, à Barbade. Il y a des
joueurs universitaires Américains qui reviennent jouer dans ces
pays là à certains moments. Je n'ai rien contre la Guadeloupe et
la Guyane, il faut garder ces échanges inter îles, mais le
moment est venu d'aller voir ailleurs. En plus, quand on va au
championnat de France, il y a des problèmes de transports. Et
puis, il y a quelque chose que je ne comprend pas : quand le
Golden Star va jouer en France, jamais on ne joue à Paris.
Pourquoi ?
Enfin, je m'adresse aux médias : ce n'est pas uniquement les
play-off qu'il y a au basket. Cela me fait rire, j'ai quand même
assez d'expérience pour avoir du recul. Les médias, je parle de
radio et télé, on ne les vois que lors des play-off. Je crois
que si les médias veulent avoir de la matière, il faut qu'ils
suivent vraiment l'évolution du basket.
En guise de conclusion, je dois quand même tirer un coup de
chapeau à tous les dirigeants Martiniquais. Il est peu évident
de se réveiller le dimanche matin, d'accompagner des jeunes. Si
je n'avais pas trouvé des gens pour le faire pour moi, je
n'aurais pas eu l'opportunité de côtoyer un certain niveau.
Bravo aux dirigeants. Mais, il y a encore du travail à faire,
notamment au niveau technique et tactique. Si notre championnat
avait plus d'intensité, on serait déjà passer en Métropole. Je
crois qu'il est crucial de développer le basket Martiniquais,
qu'il y ait une vraie élite mais que la base de la pyramide soit
le plus large possible.
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