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Tu ne joues plus depuis janvier. Que devient Patrick Percin
depuis ce temps-là ?
Je ne peux pas arrêter avec le football vu mes obligations
avec la ligue de football. J’ai arrêté de jouer avec le Club
Franciscain mais j’encadre toujours. Je suis responsable du
centre de formation (ndlr : Centre de Formation des Apprentis,
créé cette année) avec Théodore Anthonin et Yannick Desmontil.
De temps en temps, je suis sur le Pôle Espoirs, je suis sur les
formations du Brevet d’Etat donc, mon actualité footballistique
est encore présente. Il n’y a pas vraiment de calme plat avec le
football ; je n’ai pas coupé avec le football. Je suis de
l’autre côté de la barrière, je suis éducateur.
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On a vu que les joueurs du
CFA justement ont beaucoup progressé cette année. Quel est ton
sentiment ?
Oui, cela me fait plaisir quand je vois Saint-Louis Augustin
au Diamant qui a marqué 15 buts cette année. Il y a des joueurs
qu’on connaissait déjà comme Kevin Labourg qui a fait une bonne
saison. Et puis, il y a les gars du Good-Luck. J’en ai 5 au CFA
et 2 au Pôle Espoirs. Je ne vais pas dire que c’est ce travail
là qui a permis au Good-Luck de monter en division d’honneur
mais, la majeure partie de l’équipe était dans le CFA. Donc,
cela me fait plaisir de voir tout ces jeunes là qui ont explosé
cette année.
Quel est le but 1er du CFA ?
En fait, c’est d’essayer de faire que ces jeunes là puissent
signer un contrat pro tout de suite à la fin puisque la
fourchette d’âge, c’est 18-22 ans. Leur formation est déjà
terminée en ce qui concerne les centres de formations en
métropole. Ou alors, si cela ne marche pas pour eux, de faire en
sorte qu’ils puissent faire un métier du sport. C’est pour cela
qu’on les prépare à passer les Brevets d’Etats. Là, par exemple,
ils vont dans les offices des sports faire un stage.
Est-ce que ce sera l’ossature de la sélection de Martinique ?
Je ne suis pas sélectionneur. Mais, vu mes contacts avec le
CTR, je pense qu’effectivement, il y en aura quand même 4 ou 5
qui seront dans la sélection.
Donc, après ta carrière de joueur, tu te destines à
l’encadrement.
Oui. J’ai passé le BE2 l’année dernière. J’ai envie de
rendre ce que le football m’a apporté.
Justement, comment es-tu venu au football ?
Comme tout le monde le sait, mon père est entraîneur ; ma
mère aussi a joué au football ; mes oncles, les Marthély, ont
joué au football donc voilà. Ma mère m’a dit que, dès mon plus
jeune âge, même dans son ventre, je shootais déjà. Donc, elle
savait que j’allais faire un footballeur.
Quelles sont tes qualités humaines ?
C’est difficile de me décrire mais, bon, je vais essayer
quand même. Je trouve que je suis un peu trop gentil. Même mes
parents me disent que je ne suis pas assez... pas rancunier
mais... que mwen ka kité moun fè la fèt’ épi mwen comme on dit
en créole. Je pardonne très vite. Sinon, je suis très donnant,
sincère. Je suis naturel et des fois, cela me tue de l’être et
de dire ce que je pense.
Et les défauts ?
C’est peut-être effectivement que je suis trop naturel. Je
suis aussi très très mauvais perdant ; je n’aime pas perdre.
C’est une qualité aussi parce que cela fait de moi un gagneur.
Tous mes coéquipiers savent ça : je n’aime pas perdre, même à
l’entraînement, il faut que je gagne donc, je me donne les
moyens de gagner.
A part le foot, est-ce que tu aimes d’autres sports, on te
voit souvent au hand et au basket ?
C’est vrai. Comme je vis avec quelqu’un depuis 7 ans qui est
une handballeuse donc, je m’intéresse un peu au hand. Sinon, je
suis un sportif. J’ai été sélectionné de hand en minime donc
j’aime bien le hand. Par rapport à ma ville, Trinité, je suis
souvent dans le cop de la Gauloise. Je supporte la Gauloise au
basket. Et puis, j’aime jouer au ping-pong aussi.
Qu’aime bien faire Patrick Percin en dehors du sport ?
La mer. J’aime pêcher, lambi, langouste...
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