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A
22 ans, Malia Métella a fait vibrer toute la France, et surtout
toute sa Guyane natale, aux J.O d’Athènes en remportant une
médaille d’argent pleine de sourire et de joie de vivre.
Etudiante en DEUST Management Animateur de clubs sportifs, la
Guyanaise, fan de Marc Levy, est en effet heureuse de vivre sa
passion : la natation. De son 1er entraîneur, Patrick Césaire, à
Jean-Lionel Rey, la route vers le succès n’a pas été facile mais
que ce soir du mois d’août 2004 restera gravé dans les mémoires
!!
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ASPC : Comment as-tu vécu
ton succès durant cette année 2004 ? Est-ce que cela était
programmé pour arriver à cet instant ?
Malia Metella : J’ai très bien vécu ce succès, car il
suffisait que je sois organisée dans mon programme (cours et
entraînement).
Rien n'était programmé. J'ai juste fait mon année en restant
concentrée sur une qualification pour les Jeux Olympiques.
ASPC : Comment se
prépare une participation aux J.O ? Quels sont les
sacrifices ?
M.M. : Une préparation J. O se prépare sur 4 ans en
gros, ma progression s'est faite de 2000 à 2004. Le seul
moment où j'y ai vraiment cru était lors des championnats
des USA à Washington |
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(mon premier record de
France, temps niveau mondial).
Je ne fais pas de sacrifices, je suis comme toute fille de mon
âge, seulement avec une grande passion "la natation". Je prends
plaisir à prendre 20 heures par semaine pour m'entraîner, et je
suis en plus un peu dingue car j'aime me faire mal quand j'ai
mal.
ASPC : Depuis quand fais-tu de la natation ? Comment y es-tu
venue ?
M.M : Je fais de la natation depuis 18 ans.
C’est ma soeur aînée (4ans de plus que moi) qui m'a donné
l’envie de faire la même chose qu'elle.
ASPC : Quels sont tes qualités et tes défauts ?
M.M : Au niveau des qualités, je suis une bosseuse. En ce
qui concerne les défauts, je suis têtue, je sais que cela
peut-être aussi une qualité ...
ASPC : Est-ce que la Guyane te manque ?
M.M : Ce sont surtout mes parents qui me manquent, plus que
la Guyane elle-même. Mais, j’y retourne une fois par an.
ASPC : Quel est l’état de la natation en Guyane, au niveau des
infrastructures notamment ?
M.M : Elle se porte de mieux en mieux.
Au niveau des infrastructures, ce n'est pas facile, il n' y a
pas de piscine olympique, et pas de centre sports / études.
ASPC : Quel regard portes-tu sur la natation Antillo-Guyanaise ?
M.M : Je la vois grandir, et aller beaucoup plus vers
l'avant.
ASPC : Comment allies-tu le sport de haut niveau à ta vie de
tous les jours (études, amis...) ?
M.M : Super bien car mes ami(e)s sont pour la plupart des
sportifs(ves), ou encore des anciens sportifs. On arrive
toujours à organiser des sorties ensemble selon notre emploi du
temps.
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