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Au niveau des structures, nous sommes dans un système français
où les gens ne se forcent pas trop. Ceux qui sont en tête de délégation
sont plutôt là pour se remplir les poches. Cependant, au fur et
à mesure je vois s’installer des gens qui veulent aider
l’athlétisme et non se remplir les poches ; on a un
nouveau président et de nouvelles structures pour les athlètes
donc c’est quand même un progrès. Au niveau du matériel,
nous avons des stades convenables ; par contre nous
n’avons pas de sport-études en Martinique pour l’athlétisme.
La plupart des bons éléments sont obligés de partir en France
ou aux États-Unis et on perd ainsi des athlètes puisque tous
n’arrivent pas forcément à s’adapter, ce qui est dommage.
Le Conseil Général et le Conseil Régional aident quand même,
mais nous ne sommes pas comme en France où il y a de gros
sponsors et où les clubs peuvent aider les athlètes. Pour ceux
qui ont un niveau convenable comme Stéphanie Luzieux, Claudia
Villeneuve, Fabrice Calligny, Ronald Pognon et moi, nous avons
nos sponsors là bas donc pour le moment ça va. Il y a des
projets, mais il faut trois à cinq ans pour qu’ils soient mis
en place.
ASPC :
penses-tu aux J.O de 2004 qui se dérouleront à Athènes ;
et d’ici là, quels sont tes principaux objectifs ?
A.L :
bien sûr, vu le niveau que j’ai en ce moment, à savoir que
je suis classée parmi les15 meilleures françaises avec ma
performance de 13’’08, cela m’intéresse de faire les Jeux
de 2004. Mais je sais qu’il y aura de la concurrence car je
serai quand même la plus jeune et il n’y a que trois place
pour les haies. Certaines athlètes ont un niveau intéressant
et font déjà partie de l’équipe de France ; je ferai
de mon mieux pour y aller, si je n’y vais pas sur les haies,
il y a le sprint ou encore le relais mais en tout cas j’espère
y participer. Il faut dire que l’athlétisme n’est pas une
chose facile lorsqu’on a un certain niveau car les gens sont
habitués à entendre que je suis championne du monde cadette,
troisième aux championnats du monde junior et ce n’est pas
tout le temps que l’on a la force, la motivation ou le courage
de continuer. Il y a beaucoup de sacrifice à faire mais je suis
quand même assez entourée pour que l’on puisse m’aider, me
guider, me soutenir et j’espère arriver jusque là pour, au
moins représenter la Martinique.
Conclusion
libre :
Tout
d’abord je voudrais adresser des remerciements à :
ü
Georges Beaunol-Richard, mon entraîneur depuis 5 ans,
qui fait un travail de base.
ü
Stéphane
St-Paul, mon kiné, sans qui je ne serais pas là.
ü
Ma maman qui,
depuis toujours, me soutient, me motive et compte beaucoup sur
moi.
ü
Mon club, le Club Colonial, ma famille, le Conseil Régional
pour tout le soutien matériel et moral qu’ils m’ont accordé.
ü
Jim pour ses
encouragements.
J’espère
que, dans l’avenir, plus de moyens (technique, matériel et
moral) seront mis en place par nos élus afin que le sport
antillais (l’athlétisme en particulier) puisse toujours être
représenté au haut niveau.
Notre
entretien avec Adrianna Lamalle a été réalisé avant sa
remarquable performance au meeting IAAF du Conseil Général, le
28 avril 2001 (12’’90 au 100m haies avec un vent,
malheureusement trop favorable pour permettre l’homologation
de ce qui aurait été le nouveau record de France junior).
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