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A.S.P.C : Vous qui
êtes Guyanais et qui avez collaboré avec la sélection de
Martinique, quel est votre sentiment sur cette double
qualification ?
Bernard Lama :
c’est une grande satisfaction pour la Guyane surtout. Parce
que cela fait 10 ans qu’on est absent du concert
international, 2 ans que la sélection était en sommeil. Je
pense que ce résultat là va nous permettre de travailler de
manière un peu plus correcte. |
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Bon, c’est bien pour la
Martinique aussi, qui organise. Cela aurait été dur de les
voir éliminés. C’est dommage pour la Guadeloupe, mais
malheureusement, c’est comme ça, il faut 2 éliminés. C’est
vrai que j’ai eu peut-être beaucoup plus d’affinités avec la
Martinique et la Guyane que la Guadeloupe. Mais, moi je suis
là pour faire avancer le football des DOM. Je pense que,
quelque soient les équipes qui auraient été qualifiées,
j’aurais été content de les voir aller au prochain tour et
continuer le chemin vers la Gold Cup.
A.S.P.C : On a constaté, lors de ce tournoi, que le football
des DFA a évolué tant techniquement que tactiquement :
toutes les équipes ont cherché à jouer ; qu’en pensez-vous ?
B.L : C’est vrai. Mais les 4 équipes ont joué ; la
Dominique est moins bonne au niveau athlétique parce que,
d’après ce que je sais, ils n’ont pas de championnat chez
eux donc ils ne peuvent pas tenir 90 minutes mais, c’est une
équipe qui m’a beaucoup plu parce qu’elle a un bon état
d’esprit. Les garçons savent jouer au ballon, ils essaient
de construire, de faire des choses bien, des actions placées
et ça c’est une bonne chose. Bon, globalement, Martinique,
Guadeloupe, Guyane se sont bien débrouillées. Il y a eu
beaucoup d’imperfections techniques, notamment lors des
3èmes matches. Mais, il y a une grosse volonté d’y arriver ;
les équipes maintenant sont mieux organisées donc cela leur
permet de gérer au mieux. Et puis les garçons sont réceptifs
et ça c’est important. Je crois qu’on a du bon matériel
humain, je dirais, maintenant, il faut que nous,
techniciens, on les fasse travailler beaucoup plus notamment
au niveau technique et au niveau du positionnement. Bon, la
Martinique a tout cela. Je pense qu’ils sont arrivés un peu
fatigués au tournoi. Entre leur préparation et le tournoi,
il y a eu d’autres matches, de Coupes notamment, qui ont
fatigué les joueurs.
A.S.P.C : Comment envisagez-vous la suite pour ces 2
formations, est-ce que c’est possible d’arriver à la phase
finale ?
B.L : On va essayer. Je pense qu’il faut renforcer ces
équipes par des joueurs évoluant à l’extérieur et notamment
au niveau professionnel. Si c’est possible, il ne faudra pas
hésiter à le faire. Et puis après, avec une bonne période de
préparation, beaucoup de choses peuvent arriver. On a les
moyens pour travailler. Maintenant il faut aller plus loin.
La Martinique va souvent en stage. Nous, en Guyane, on va
essayer de mettre tout cela en place aussi pour pouvoir bien
se préparer et, au moins, donner une bonne image de notre
pays et de notre football.
ASPC : Vu les périodes de
qualifications (décembre, janvier et février), cela risque
d’être difficile de faire venir des joueurs pros ?
B.L : Cela va être un gros problème. On va essayer de s’y
attacher dès maintenant. Ce sont des périodes chargées au niveau
de la Métropole, ce ne sera pas forcément évident surtout que ce
sera 2 matches qui auront lieu en l’espace d’une semaine en
aller-retour. Cela sera difficile à gérer mais, on va essayer.
Cela ne coûte rien d’essayer de toute façon.
ASPC : Quelle sera votre
participation dans tout cela ?
B.L : Non, pour l’instant, je suis un électron libre. Quand
je peux aider une équipe, je l’aide. Si on a besoin de moi, si
on veut bien me donner une mission, il n’y a aucun problème
là-dessus que ce soit en Martinique, en Guadeloupe ou en Guyane.
ujc
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