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A l’occasion
de la dernière compétition de culturisme, qui réunissait à
Trinité, le 3 décembre dernier, des athlètes de Martinique et de
Guadeloupe, les trois champions antillais de la discipline ont
été mis à l’honneur. La Martiniquaise
Jacqueline Joncart, son compatriote
Henri Houe et le Guadeloupéen
Johnny Hirius ont, en effet, atteint le très haut niveau
international ces dernières années. Ce résultat est le fruit
d’un travail intensif puisque ces champions s’entraînent 5 fois
par semaine pendant 2 à 3 heures.
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A.S.P.C : depuis combien de temps pratiquez-vous et comment
êtes-vous arrivés au culturisme ?
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Jacqueline Joncart :
j’ai fait cinq ans d’athlétisme et puis, j’ai été
souvent sollicitée par d’autres personnes pour faire le
culturisme. Un jour, il y a eu une démonstration où j’ai vu un
gars sur scène qui était vraiment magnifique.
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Il n’était pas trop musclé
mais il était bien filiforme et tout. C’est là que j’ai eu le
déclic. Cela fait maintenant douze ans que je pratique.
Henri Houe : en fait, au départ c’est parti d’un complexe
d’infériorité parce que j’étais vraiment un petit gringalet de
rien du tout. Quand j’admirais les bandes dessinées, je voyais
un petit peu les supers héros musclés et tout. C’est ce qui m’a
donné envie de me lancer, juste pour m’étoffer un petit peu au
départ, pour prendre un peu de poids et puis, de fil en aiguille
j’ai continué sur ma lancée et maintenant, je me trouve dans le
cercle de la compétition. Cela fait plus d’une dizaine d’année
que je fais du culturisme.
Johnny Hirius : cela fait 11 ans que je pratique le
culturisme. Cela a commencé avec mon père qui m’a lancé. J’ai
débuté tout doucement, en faisant des pompes et après j’ai
évolué au fur et à mesure.
A.S.P.C : quelles sont vos impressions à l’issu des derniers
championnats du monde où vous avez trusté les récompenses ?
J.J : là, j’ai accompli mes désirs puisque, après ma
maternité, je suis revenue au top niveau. Je suis très
satisfaite.
H.H : je suis un petit peu déçu par ma seconde place au
championnat du monde parce que, en fait, je visais la première
place mais, ce sera pour l’année prochaine. Je vais travailler
pour cela. Je dois dire que le résultat est là quand même, je
suis satisfait de moi. Mais, il manque une toute petite touche
finale pour être au premier plan.
J.H : je suis très content parce que j’ai beaucoup
travaillé pour arriver à ce résultat. Tout repose sur le travail
donc il faut savoir ce que l’on veut.
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A.S.P.C : comment jugez-vous l’évolution du culturisme aux
Antilles, au niveau notamment des structures ?
J.J : en ce moment, je suis en train de militer justement
pour qu’on puisse développer cette activité parce que je pense
que cela pourrait intéresser surtout les jeunes. On se rend
compte qu’ils sont dans la rue parce qu’ils n’ont pas confiance
en eux, ils ont perdu leur propre dignité. |
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Le culturisme, c’est
le culte du corps, on apprend à respecter les autres et à se
respecter soi-même donc, forcément, on ne va pas essayer de se
détruire. Je pense que le culturisme devrait être institué dans
toutes les activités même pour les gens qui ne pratiquent pas.
Quand on fait du sport de haut niveau, on devrait se mettre à
faire de la musculation pour avoir des performances. Pourquoi,
en général, les Américains nous gagnent, nous les Français ?
C’est parce qu’ils ont compris que la musculation c’est la base
de tout.
Au niveau des structures, il y a des salles de sports mais il
manque un encadrement technique. Je suis prête à être cette
personne qui encadrerait ces jeunes. Je suis disposée à faire ce
travail là si on peut m’embaucher dans un poste quelconque. Avec
les champions que nous sommes, il faudrait que l’on puisse
encadrer les jeunes pour véhiculer ce que l’on a appris.
A.S.P.C : quels sont maintenant vos objectifs ?
J.J : je pense, maintenant faire un deuxième petit bébé
pour l’an 2002 et après repartir en meilleure forme encore.
H.H : j’ai été vice-champion d’Europe cette année et
également vice-champion du monde. C’est la loi des séries, cette
année je suis deux fois deuxième, l’année prochaine, je veux
être deux fois premier.
J.H : maintenant, je veux arriver au plus haut niveau. A
savoir un troisième titre de champion du monde et puis voir pour
la suite.
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