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En fait, elle a fait deux matchs nuls, ce qui n’est quand même
pas, pour une équipe nationale, extraordinaire. Je trouve que la
finale Martinique-Réunion a été d’une excellente tenue. Il y a
beaucoup de rigueur dans le jeu, il y a beaucoup d’engagement
physique mais cela reste acceptable. Et on ne peut pas dire que
ce soit le handball auquel moi j’étais habitué, il y a quelques
années de la part des Antilles. C’est à dire, des qualités
physiques extraordinaires, mais rien dans la tête et pas capable
de poser le jeu. Maintenant, on sent que les qualités physiques
sont toujours là, mais que c’est mieux organisé, que les coachs
sont plus autoritaires et que ça respecte mieux les principes de
jeu. Cela s’européanise un petit peu, pour moi, c’est plutôt un
compliment. Maintenant, le revers de la médaille, c’est qu’il y
a beaucoup de bons Martiniquais et de bons Guadeloupéens qui
sont allés en Métropole et ils manquent un peu dans les clubs
locaux, mais c’est la rançon de la gloire : si vous faites des
progrès, ils vont partir de plus en plus..
A.S.P.C : est-ce qu’il y a certaines individualités qui sont
ressorties au niveau des trois équipes domiennes ?
D.C : je ne les connais pas assez pour citer des noms. C’est
vrai, il y a Guyon-Firmin qui a été très bon les deux premiers
jours. Il n’est pas là ce soir et l’équipe de la Martinique
continue à bien s’en sortir. Moi ce qui me plait, c’est que dans
l’équipe de la Martinique, il y a des jeunes joueurs de 83 qui
arrivent à tirer leur épingle du jeu et cela prouve qu’il y a
vraiment un progrès de fait et qu’il n’est pas artificiel. C’est
l’ensemble des championnats qui progressent et que cela tire
tout le monde vers le haut. C’est vrai, qu’il y a toujours ces
problèmes d’organiser des structures. J’ai visité le pôle qui
est entraîné par mon ami Patrice Lecrocq, où j’ai vu, au
François, des jeunes pétris de qualités mais, c’est vrai que le
pôle vient de démarrer alors qu’en Métropole, il y en a depuis
25 ans. Donc cela va venir progressivement et puis je crois que
dans la prise en compte de la fédération, de l’entité
Antilles-Guyane, il faudra qu’ils fassent les efforts pour
mettre les moyens suffisants pour sortir un petit peu, à
certains moments de l’isolement du fait d’être dans la zone
Caraïbe.
A.S.P.C : quel est votre sentiment sur l’école antillaise
d’entraîneur que vous avez animée durant cette semaine ?
D.C : c’était une très bonne initiative. Je sais que ce
n’était pas la première, mais c’était la première que j’ai
vécue. J’ai trouvé à peu près la même concentration et le même
niveau que quand on fait cela en France au niveau du tournoi de
Bercy. Les gens ont posé des questions très intéressantes, on
les a aidés sans arrière pensée. On n’a pas voulu vraiment être
des donneurs de leçons, on a plutôt été des maîtres à penser
pour leur donner des perspectives. J’ai essayé de leur dire que
la vérité, ce n’est pas moi qui la détiens, c’est vous dans
votre coin, mais voilà un petit peu comment moi j’ai fait à
certains moments donc essayé de vous en inspirer. Et puis, quand
vous voyez la chaleur qu’il fait toute une journée dans un
gymnase et le beau temps qu’il fait dehors, les gens ont été
très concentrés et moi j’ai été impressionné par cela. Je pense
que cette école est un grand succès.
A.S.P.C : donc votre séjour s’est bien passé ?
D.C : oui, moi le seul truc que je regrette, c’est que je
n’ai même pas pu me tremper une seule fois dans l’eau. Si je
reviens, je mettrai cela comme condition sine qua non, au moins
un bain de mer !!
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