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Roset Mongin a dit que tu
es celui qui a le plus travaillé pour réussir. Qu’en penses-tu ?
Oui, on dit souvent qu’il y a beaucoup de joueurs qui ont du
talent. Même moi, quand je suis parti, je n’étais pas le plus
talentueux ; il y en avait des dizaines avant moi. Mais, après,
il y a l’envie, la motivation et en plus du talent, le travail
qui va forcer la chance et là, on parlera de réussite. C’est
vrai qu’il faut beaucoup de boulot, oui.
Tu as participé à la dernière Gold Cup avec la Martinique.
Est-ce que tu as suivi l’évolution de la sélection cette année ?
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Oui, j’étais souvent en
contact avec Jean-Hubert Sophie et Patrick Percin ainsi que
Julien Certain donc, c’est vrai qu’on parlait de cela. Moi, je
savais, qu’avec le PSG, je n’aurais pas pu participer aux phases
qualificatives. Contre Cuba, à partir du moment où ils avaient
perdu 2 buts à 0 au match aller, les dés étaient un peu pipés.
Patrick Percin s’était senti un lésé par rapport à l’arbitrage
au match |
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aller. C’est vrai, qu’à
partir de là, quand on a envi de revenir vite au score, on prend
un but trop tôt au match retour et puis voilà.
Es-tu favorable à la
participation des joueurs pros à cette sélection, s’ils le
veulent ? Est-ce qu’un règlement des instances serait nécessaire
pour favoriser cela ?
Oui, pourquoi pas. C’est vrai que moi, en tant que pro, bien
sur que je voudrais encore participer à ces phases
qualificatives et faire aussi la Gold Cup. Mais, d’un autre côté
je me dis, qu’il y a un tel vivier ici ; ce n’est pas la peine
que les pros reviennent pour prendre la place de ceux qui ont
quand même du talent. Ce qu’on pourrait proposer peut-être,
c’est 1 ou 2 pros pour canaliser toute cette énergie, toute
cette fougue de la jeunesse martiniquaise qui, je le répète, à
beaucoup de talent. Ce que je dirais plus, c’est que la
Martinique prenne de l’avance. C'est-à-dire, qu’il ne faut pas
qu’un jeune, à 19 ans, soit confronté aux phases qualificatives.
Il faut peut-être prévoir des championnats sur de longues durées
avec les îles anglaises. Des compétitions internationales en
moins de 15, moins de 16 de façon assez régulière pour que les
jeunes qui, dans 5 ans, arrivent à la Gold Cup aient déjà cette
expérience qu’on leur demande. Si c’est sa 1ère expérience, il
va lui manquer quelque chose pour pouvoir passer ce cap là. En
moins de 15 ans, normalement, il doit y avoir un nombre de
compétitions internationales qui doivent se réaliser, jusqu’en
seniors. A partir de là, le jeune aurait déjà un gros bagage et
pourrait peut-être partir de la Martinique avec plus
d’expérience. Et, c’est ce qu’on veut retransmettre par le biais
de KCM. Donc, c’est encore quelque chose que je veux apporter au
football martiniquais.
Comment vois-tu l’évolution de ce football martiniquais et plus
généralement antillo-guyanais ?
Quand je suis parti, j’ai vu le football avec le Club
Franciscain qui a été plusieurs fois vainqueur des DOM-TOM.
C’est sûr que le football a évolué dans le bon sens avec la
participation de la Martinique à la Gold Cup, c’est une équipe
qui est respectée au niveau des Antilles. Maintenant, il ne faut
pas dormir sur nos lauriers, il faut se dire que c’est une
perpétuelle remise en question et que, peut-être, cette défaite
contre Cuba est en train de nous annoncer les prémices d’une
baisse de régime. C’est peut-être une sonnette d’alarme à
laquelle il faudra faire attention.
Pourquoi aucune équipe antillo-guyanaise n’arrive pas à franchir
ce fameux 7ème tour de Coupe de France ?
Cette année, surtout, cela a été très très dur. Il n’y a pas
eu une surprise. Même les équipes de CFA qui sont venues au pays
ont gagné, et par des scores assez large. Donc, c’est vrai qu’on
était un peu déçu. Quand on voit Dunkerque qui vient gagner 4 à
0 contre l’Aiglon, c’est vrai qu’on est déçu. On s’attendait à
les voir venir en Métropole. C’est pour cela que je dis que
c’est peut-être une sonnette d’alarme. Il faut vite se remettre
en question et trouver encore des solutions. Je fais confiance à
l’encadrement, aux institutions sportives qui sont là pour
pouvoir anticiper ce genre de mésaventures qui ne doivent pas se
répéter trop souvent.
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