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Comment es-tu
venue à la pratique de ce sport ?
C'est grâce à ma prof d'EPS en 6ème qui faisait UNSS
et puis c'est surtout l'esprit d'équipe qui a compté et
qui compte beaucoup pour moi !
Depuis combien de temps le pratiques-tu ?
Je joue au volley depuis l'âge de 11 ans.
As-tu des modèles, tant au niveau humain que sportif ?
Mon père est un homme qui m'aide des fois à voir les
choses de la vie plus clairement. Il donne de bons
conseils. Ma mère fait preuve de ténacité. Au niveau
sportif, Marie-José Pérec est emblématique et pour le
volley, j'admire l'équipe nationale de Chine. |
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Quels sont tes qualités et défauts en tant que femme ?
Je suis persévérante et je
pense que c’est à force de pousser tout le temps jusqu’au bout
de ses limites qu’on peut arriver à réussir certaines belles
choses dans la vie. Donc, à partir de là mes défauts c’est
d’être têtue et obstinée. Je pense même que, parfois, c’est de
la mauvaise foi ; je suis assez butée en fait.
Quels sont tes loisirs ?
La lecture (bandes dessinées en tout genre sauf les comics),
le cinéma, rigoler et passer du bon temps avec mes amis. Les
courriels sont intéressants car ils me permettent de communiquer
avec des amis qui ne sont pas en Martinique.
Le volley est un sport où, après chaque point gagné ou perdu,
il y a des encouragements. Est-ce par habitude ou alors
l’expression d’une véritable solidarité ? Un match peut-il se
gagner sur cela ?
Bien sûr, les encouragements servent à mettre en évidence
plus fortement le point marqué. Mais, ce que je retiens du
volley c'est qu'il faut faire preuve d'abnégation c'est à dire
qu'au-delà des affinités qui pourraient ne pas exister entre des
coéquipières, pour gagner on doit toujours donner le meilleur de
soi aux noms de toutes les autres !
La saison dernière, tu
étais sur le banc de l’équipe senior masculine. Te destines-tu à
l’encadrement ?
En effet, être du côté de
l'entraîneur est un aspect du volley que je veux connaître. J'ai
d'ailleurs passer le diplôme d'entraîneur régional 1er degré. Il
me reste à gravir les autres échelons. N'oublions pas que le
volley de demain est dans les mains de nos jeunes mais pour cela
il faut des cadres compétents et bien formés.
Gérald Hardy Dessources, formé au Good-Luck, est en équipe de
France ; les jeunes Martiniquais viennent de briller aux
championnats de la Caraïbe. Est-ce que cela veut dire que la
formation porte ses fruits en Martinique ?
Les entraînements de sélection font preuve de sérieux si et
seulement si les cadres sont sérieux. Ce sérieux réfléchit sur
les joueurs et on peut observer de véritables progrès. Il faut
dire que la ligue de volley est aidée par un super CTR en la
personne de Bruno Taillard.
Quels sont tes objectifs à court et moyen terme ?
L'année prochaine, je vais certainement changer de club (MUC
Volley: structure offerte par le campus) pour voir le volley
autrement c'est à dire qu'en créant une autre équipe il y aura
plus de challenge et je pourrais dépasser mes limites. J'aurais
aussi aimé encadrer des jeunes comme il m'en a déjà été donné
l’occasion (sélection cadette).
Conclusion libre
Un projet que j'aurais aimé mettre en place est de
créer un championnat de beach volley féminin. Il est dommage que
nous ne profitions pas pleinement du cadre que nous offre la
Martinique.
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