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Un Barjot sur les bwa drésé !
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| Joseph Cottrell / Leader Mat a trouvé un nouvel équipier en la personne de Jackson Richardson, recordman du nombre de sélections en équipe de France de handball (417) |
Dans le cadre de son émission "Jackson Tour" diffusée le dimanche sur France Ô, Jackson Richardson fait escale en Martinique. Ce dimanche, le handballeur réunionnais a passé la journée au sein de l'association Chabin'An de la yole Joseph Cottrell / Leader Mat...
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| L'émission sera diffusée sur France Ô au début du mois d'avril 2011 |
Le beau temps est au rendez-vous pour cette rencontre entre Jackson Richardson, double champion du monde de handball avec l'équipe de France (1995 avec les "Barjots" et 2001 avec les "Costauds") et le monde de la yole ronde. Le Jackson Tour s'arrête au François pour découvrir l'association Chabin'An de la yole Joseph Cottrell / Leader Mat, double vainqueur du Tour de Martinique (2009 et 2010). Après une visite aux handballeurs de l'USC Citron durant la semaine, le Réunionnais part à la rencontre de ce sport unique au monde.
ASPC : Cette initiation en yole ronde a-t-elle été difficile ?
Jackson Richardson : Nous ne sommes pas restés aussi longtemps qu'en compétition mais, physiquement, je peux dire que c'est difficile. Je pense que si nous avions fait un parcours plus long, je ne serais pas là en train de vous parler (sourires).
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| "c'est un sport très physique" |
ASPC : Comment as-tu trouvé cette embarcation ?
JR : On n'a pas forcément l'agilité des gens qu'il y a sur la yole. Au début, on a tendance à hésiter à se lancer de peur de faire pencher la yole. Mais, les personnes qui étaient avec nous, nous ont tellement mis en confiance que cela s'est bien passé. Mais, physiquement, c'est dur. Nous n'avons même pas fait une demi-heure. Il faut une préparation, c'est un vrai sport car, quand on voit à la télé, on peut avoir l'impression que ce n'est pas physique. La yole demande beaucoup d'énergie. C'est un sport très physique ; on voit d'ailleurs le gabarit des...comment dit-on ?...des yoleurs.
Là, il n'y avait pas beaucoup de vent. Cela tombait super bien pour moi (sourire). Ils n'ont pas sorti la grande voile donc double bonheur (rires).
ASPC : Pourquoi le "Jackson Tour" a-t-il fait escale en Martinique ?
JR : Notre objectif avec le Jackson Tour, est d'aller au coeur des gens, au coeur des régions. France Ô est la chaîne de l'Outre-Mer donc, avec Bruno et Clément , le producteur et le réalisateur, le but est d'aller dans les régions pour faire connaître des régions qui ne sont pas forcément mises en avant. Nous voulons faire les gens de la métropole connaître les DOM-TOM et vice-versa. L'échange sera ainsi plus facile et les gens pourront voyager.
Aujourd'hui, nous sommes sur la yole mais, l'émission ne touche pas que le sport. J'essaie de mettre en avant les gens dans leur activité.
ASPC : C'est une belle reconversion pour l'ambassadeur du handball français que tu es.
JR : Je ne le prends pas forcément pour une reconversion. Je fais cela plus par plaisir ; plaisir de découvrir les gens, de découvrir leurs régions. Je ne suis pas journaliste. Je suis juste un ancien handballeur qui vient voir les gens. Ce n'est pas moi qui mène l'émission, ce sont les gens qui nous font vivre leur passion.
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| Le double champion du monde a pris un grand plaisir sur la yole |
ASPC : As-tu le temps de regarder ce qui se passe en Suède ? (l'équipe de France de handball dispute les championnats du monde, ndlr)
JR : On reste pratiquement toute la journée en tournage. Le temps d'arriver à l'hôtel, d'essayer de faire trempette dans la piscine, avec le décalage horaire, ce n'est pas évident de voir. Je suis un peu pénalisé mais, je regarde sur Internet. Ils se débrouillent bien. Il y a eu une petite contre-performance devant l'Espagne mais ce n'est pas bien grave. Le meilleur reste à venir.
ASPC : Comment expliquer que le handball français réussisse à rester au haut niveau durant tout ce temps puisque cela fait près de 20 ans ?
JR : Ce qui est fort et puissant dans notre sport, c'est que toutes les générations qui sont venues ont pris le relais l'une de l'autre. Le fait d'être un peu dans l'ombre par rapport à certains sports nous oblige à toujours prouver. Cet état d'esprit nous donne l'envie de gagner. En plus cette génération actuelle, les "Experts", est une génération de génies. Je pense que cela va être plus dur de trouver les mêmes performances après.
Ce relais est pris avec l'envie de bien faire pour le handball et non pas pour soi-même. C'est ce qui est fort. Quand j'étais encore en équipe de France, des joueurs comme Karabatic, Guigou, Omeyer et les autres étaient en admiration devant nous. Ils avaient nos posters. Aujourd'hui, nous, les anciens comme Gardent, Vole, Stoeklin, Lathoud sans oublier les autres,
sommes en admiration devant eux. Il n'y a pas de rivalité. Nous ne souhaitons pas que cette équipe là pèche car elle permet d'avoir la reconnaissance de notre sport en France. Ce qui est difficile contrairement aux Allemands, aux Espagnols qui, eux, ont cette reconnaissance médiatique chez eux. Nous souhaitons que cette équipe gagne encore pour que le handball puisse retrouver la notoriété médiatique, pour qu'il y ait des retransmissions pour que les gens prennent du plaisir à regarder un match de hand.
Alain Dédé (membre de l'association Chabin'An et président de la société des yoles rondes)
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| "Jackson Richardson sera un ambassadeur de la yole ronde" |
J'ai été contacté par le Jackson Tour pour faire une émission autour d'Alain Dédé sur une journée. Nous avons donc organisé une rencontre avec une association et, bien sur, c'était plus facile pour moi de le faire avec l'association dans laquelle je suis. Nous avons prévu de faire un sujet sur la navigation, sur la construction, nous sommes en train de construire une yole, de faire un sujet sur la pêche. Nous allons aussi parler du sport plus généralement puisque l'association comprend des gens qui sortent de sports différents et, en tant que responsable du sport scolaire, des jeunes de l'UNSS seront présents.
Nous avons pu faire Jackson Richardson goûter véritablement ce que représente la yole puisqu'il a eu une initiation avec la préparation, l'action sur la mer. C'était aussi une manière pour nous de donner une image positive de la Martinique. Nous sommes allés dans un coin touristique important, la Baignoire de Joséphine pour que cette émission puisse donner au gens l'envie de venir en Martinique.
ASPC : Comment s'est passée cette initiation ?
AD : Jackson Richardson est un sportif de très haut niveau. Il lui a fallu quelques minutes pour s'adapter, comprendre comment cela fonctionne et entrer dans le jeu. Il s'est très bien amusé et il a découvert un sport fabuleux dont il se fera l'ambassadeur. C'est quelqu'un qui véhicule une image positive du sport et il aura dans son panel la yole ronde.
ujc
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