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Dayus,
Arcade et Oegema : un beau podium pour l'édition 2006... |
Un Anglais et un Autrichien en
vedette !
Après avoir testé, avec un profond manque de chaleur
populaire, le Palais des Sports l’année dernière,
l’organisation du Tour avait décidé de changer de lieu
pour la remise des prix. En effet, c’est le stade de
Place d’Armes qui avait été choisi. Là, le public a pu
assister au triomphe d’un Anglais, Jonathan Dayus et
d’un Autrichien, Christian Eminger. Le 1er a été le
grand vainqueur de la compétition tandis que le coureur
de l’équipe suisse, à 42 ans, en a été un des grands
animateurs puisqu’il récolte 2 maillots, monte sut tous
les podiums sauf ...celui du meilleur jeune... Tout ceci
à ajouter à ses 2 victoires d’étape ! Bravo Messieurs !
Les Guadeloupéens
étaient absents !
Cette cérémonie aura été marquée par l’absence de l’ensemble
de l’équipe guadeloupéenne. Elle n'a pas pu recevoir sa
récompense pour sa 2ème place par équipe.
D’après la réglementation de l’UCI toute absence à une
cérémonie protocolaire est pénalisée financièrement. On peut
supposé que leurs gains seront donc amputés de la somme
correspondant à l’amende. Dommage !
Jonathan Dayus (Nantes Pays de Loire, vainqueur)
ASPC :
Tu remportes ce Tour de Martinique. Quelles sont tes
1ères impressions ?
J.D : QJe pense que je ne réalise pas trop
encore. Je pense que cela va être plus tard. Mais,
je suis très heureux de gagner et il était temps que
cela se termine car je commençais à être bien
fatigué. On n’a pas eu cette impression mais, c’est
peut-être le coup de pédale qui trompe.
ASPC : Comment as-tu trouvé la compétition, les
adversaires, l’organisation ?
J.D : Il y a avait beaucoup d’adversaires. Le
niveau était plus élevé que je ne le pensais en
fait. C’est vrai que j’ai dominé un peu dans les
bosses mais, il y a avait quand même un très bon
niveau et je ne m’attendais pas à avoir autant de
mal dans la course. Sinon, c’est très bien organisé.
Il y a tellement de monde au bord de la route et aux
arrivées ; je trouve cela assez impressionnant.
ASPC : Est-ce qu’au départ tu étais venu pour
gagner le Tour ?
J.D : Je me doutais qu’après quelques jours
j’allais être bien parce que j’avais fait une grosse
préparation pour le championnat qui était une
semaine avant le début du Tour de Martinique.
J’avais coupé 4 jours après le championnat donc, les
1ers jours je n’étais pas au top mais, c’est bien
tombé parce que c’est une course qui se gagne sur le
jus et j’en avais sur la fin et je pense que c’est
ce qui fait que je gagne.
ASPC : A 32 ans, quels sont tes objectifs pour la
suite ?
J.D : J’avais déjà eu une expérience
professionnelle mais, à mon âge, les équipes ne
prennent plus. J’espère faire quelques belles
saisons de plus à ce niveau. J’aimerais bien revenir
défendre mon titre ici parce cela me convient et
c’est bien organisé, il y a de l’ambiance.
Hervé Arcade (CCT/VCS, 2ème du général à 3min21s)
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ASPC :
Le Tour se termine avec 2 victoires, une 2ème place
au général. Je suppose que le bilan est largement
positif.
H.A : C’est sur que si, il y a 2 mois, on
m’avait dit que j’aurais fait cela, j’aurais signé
tout de suite vu l’état dans lequel j’étais (ndlr :
il revenait d’une fracture de la clavicule en
février). Et, c’est bien pour cela que je ne voulais
pas faire parti de la sélection parce que je savais
que je n’avais pas forcément les jambes mais, le
corps humain n’est pas une machine. Avec la grâce de
Dieu, c’est venu.
ASPC : Et au niveau de la course, comment cela
s’est passé ?
H.A : Il y avait un homme fort, c’était Dayus.
Il y avait des fusées vertes d’Aix en Provence.
C’est vrai que l’équipe de la Guadeloupe était un
petit ton au dessous mais, je pense qu’ils étaient
plus venu en préparation (ndlr : le Tour de la
Guadeloupe débute le 4 août prochain). Ils se sont
fait piéger par rapport à la 1ère étape. Après,
c’est vrai que la compétition a quand même été un
peu plus ouverte par rapport aux autres années où on
avait les Américains ou l’UC Nantes qui dominaient
la situation.
ASPC : Hervé Arcade est-il souvent passé en tête
à Gallochat ?
H.A : Jamais ! Je crois que c’est la 1ère année
où je passe le MG (Meilleur Grimpeur) en 1ère
position. Cela prouve qu’avec le moral, la
motivation, un état d’esprit, on peut pousser des
montagnes. C’est très bien. Maintenant, on va se
motiver sur autre chose.
ASPC : Justement, quel sera la suite ?
H.A : D’ici là, on aura le temps d’en
rediscuter. Je crois que j’arrive à la croisée des
chemins donc, il y a des décisions importantes que
je dois prendre prochainement. La suite, c’est
éventuellement le Tour de la Guadeloupe ou le Tour
de la Guyane. On verra bien.
Bart Oegema (Aix en Provence, 3ème du général à 4min37s)
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ASPC :
Quel bilan tires-tu de ce Tour de Martinique?
B.O : JOn n’a pas gagné donc c’est dommage mais,
je suis content de la course. C’était vraiment dur.
On était obligé de se battre tous les jours. J’ai
réussi à prendre une 3ème place, j’en suis content ;
on gagne le classement par équipe aussi. Je ne
prends aucun maillot mais, ce n’est pas grave. Je
suis heureux que ce soit fini.
ASPC : Qu’est-ce qui a manqué pour qu’un membre
de l’équipe d’Aix en Provence, qui a été très forte,
puisse gagner le Tour ?
B.O : La course ici se joue par homme et par
équipe. Le parcours est assez dur donc c’est
l’individu qui joue la gagne. On ne peut pas
vraiment jouer quelque chose par équipe. Dayus a été
l’homme le plus fort ici. Après Hervé était fort
aussi. J’avais l’impression qu’il était battable
mais, il avait beaucoup d’expérience, il connaissait
chaque mètre du parcours et c’est un bon descendeur.
Maintenant, on prend une 3ème, 4ème et 5ème place
(ndlr : avec Menc Molina et De Souza), c’est pas
mal. On a tout essayé.
ASPC : On sent quand même un peu de déception
chez toi.
B.O : Bien sur. On ne gagne pas. Mais, c’est
aussi dû à la fatigue parce qu’on peut être content,
on a gagné 2 étapes, 3ème, 4ème et 5ème au général,
le maillot de meilleur jeune, le classement par
équipe. C’est une des meilleures courses qu’on a
faite cette année.
ASPC : Comment as-tu trouvé l’ensemble de la
compétition ?
B.O : Le public est incroyable ici.
L’organisation aussi, il y a le bus qui nous emmène
partout, il y a le village, il y a de bons dîners,
de bons déjeuners ; tout est bien réglé. Mais, le
public, c’est énorme. Il y a du monde à l’arrivée,
sur les bosses, au départ. C’est toujours spécial.
C’est vraiment quelque chose, cette course ici. En
fait, cela n’arrive pas en France. Il y a le Tour de
France où il y a du monde mais, les courses
amateurs, ce n’est pas comme ici. Sauf peut-être en
Bretagne mais, en Bretagne, il pleut. Ici, c’est
mieux quand même.
Patrice Denays-Candeau (Guyane, vainqueur de la dernière
étape)
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ASPC :
Superbe victoire dans cette dernière étape.
P.D-C : Oui, j’étais très motivé. J’ai essayé
d’aller dans tous les coups, je voulais absolument
gagner une étape pour le public guyanais. C’est vrai
que cela a été très difficile, je n’y croyais pas et
c’est seulement dans les 2 derniers kilomètres que
j’ai réalisé que je pouvais remporter l’étape.
ASPC : Comment s’est passée la compétition pour
la sélection de Guyane ?
P.D-C : C’est un bilan quand même moyen. C’est
vrai qu’on a gagné une victoire d’étape. On était
venu avec des coureurs beaucoup plus jeunes pour
qu’ils puissent apprendre. Malheureusement, ils ont
eu des petits soucis. Pierre Garréjat et Maurice
Buzaré ont abandonné. On espère que, pour la suite,
le comité mettra les moyens pour préparer des
coureurs de façon à être plus compétitif et à être
dans la grande bagarre.
ASPC : Dans la semaine, tu me disais que cela
allait très vite cette année. Pourquoi ?
P.D-C : Le niveau était beaucoup plus haut
puisque les équipes invitées sont beaucoup plus
forte. En plus, comme le classement général n’était
pas établi jusqu’à la dernière étape donc, cela
attaquait tous les jours. Habituellement, après 2 ou
3 jours, le classement général est établi, la course
est différente mais, là cela attaquait tous les
jours.
ASPC : Dans un mois, il y a le Tour de Guyane.
Quels sont tes objectifs ?
P.D-C : L’objectif, c’est de le gagner. C’est un
Tour qui est très difficile aussi, il y a énormément
de vent, c’est tout plat. Il faut avoir une grosse
équipe pour pouvoir remporter la compétition.
Maintenant, on verra au niveau de la récupération
comment cela va se faire.
Alfred Defontis (président du Comité Cycliste Régional de
Martinique)
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ASPC : Quel
bilan peut-on tirer de ce Tour ?
A.D : Vous étiez là, vous avez pu constater. Je
ne fais que confirmer ce qu’on dit l’ensemble des
Martiniquais : un bilan positif. Positif, tant au
niveau de l’organisation qui prend de l’ampleur.
Nous mettons plus de moyens pour avoir plus de
succès et nous avons réussi, sur les lignes
d’arrivée, à nous organiser de façon à ce que nous
puissions recevoir le maximum de public. Nous
mettons aussi plus du côté de la promotion, ça,
c’est important de faire cela bien avant le Tour
pour que chacun d’entre nous puisse se rendre compte
qu’il va se passer quelque chose.
Pour le côté sportif, les Martiniquais ont eu du
succès. Mais, le résultat sportif ne me satisfait
pas tellement parce que, à l’exception d’Arcade,
nous avons pêché. Cela me fait constater qu’il ne
faudrait pas que je me consacre uniquement à
l’organisation du Tour mais, il me faut trouver une
motivation, pour les présidents de clubs pour que
les coureurs puissent se préparer pour ce
rendez-vous. Une sélection au Tour de Martinique
sans Hervé Arcade. Vous avez vu le résultat. Je peux
dire que si Hervé Arcade était en sélection,
peut-être que cela se serait mieux passé. Je ne sais
pas pourquoi, mais il m’est arrivé de dire avant le
Tour que Hervé Arcade serait très fort sur le Tour
de Martinique. Il l’a été et cela fait très
longtemps que je ne l’ai pas vu aussi en forme. Le
président que je suis, l’ex-entraineur avais dit que
le repos qu’il avait eu suite à sa chute allait lui
permettre de revenir très fort. Il nous faut
préparer l’avenir. Nous avons des juniors qui
arrivent. Je dis qu’Hervé a tracé la route, il a
prouvé que, en se déplaçant, en allant faire de
grandes compétitions à l’extérieur, on peut avoir de
bons résultats. On fera ça. Je vais veiller à ce que
la sélection puisse se regrouper le plus souvent que
possible. S’il faut trouver un financement pour les
regrouper, les envoyer en Guadeloupe, en Métropole,
on le fera. Comme ça, les clubs seront avertis que
leur coureur fait parti intégrante du Club
Martinique. Nous avons choisi de laisser Hervé
Arcade participer avec son club.
ASPC : Que pensez-vous du vainqueur Jonathan
Dayus ?
A.D : Un très beau vainqueur. Je pense que ce
garçon, qui n’est pas Français d’ailleurs, a affiché
de grandes capacités. Il a fait parti de cette
sélection de Pays de la Loire. Au début, je disais à
Paul Hamon de ne pas me mettre d’étranger dans son
groupe. A l’avenir, je vais y veiller. Parce que je
n’irai pas représenter la Martinique au Tour de la
Guadeloupe ni avec un Vénézuélien, ni avec un
Colombien, ni avec un Anglais ou un Espagnol. Donc,
je n’aurais pas souhaité que les sélections que
j’invite puissent me faire la même chose.
ASPC : Y aura-t-il une sélection au Tour de la
Guadeloupe ?
A.D : La Martinique sera représentée en
Guadeloupe. Je pense que c’est tout à fait normal.
Nous avons une convention et je tiens à la
respecter. Je pense que la commission technique a vu
les coureurs martiniquais qui ont évolué sur cette
compétition. Elle sera très rapidement en mesure de
me donner une liste de coureurs pour représenter la
Martinique en Guadeloupe..
ujc
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