|
"Un grand honneur"
267 sélections en équipe de France. A 35 ans, Dominique Daquin a déjà connu les Jeux Olympiques (2004) et les championnats du monde (3ème en 2002). Il vient pourtant d'enrichir son palmarès en remportant le championnat de la Caraïbe avec la Martinique. Meilleur joueur du tournoi, le capitaine de l'équipe de France à Athènes, est fier d'avoir participer à cette aventure et n'entend pas s'arrêter là. Nous l'avons rencontréà l'aéroport Aimé Césaire, dimanche 20 juillet à l'arrivée de la Sélection...
ASPC : Que représente ce titre de champion de la Caraïbe avec la Martinique ?
DD : C'est un titre de plus. Les Antillais qui évoluent en équipe de France ne peuvent pas avoir ce genre de titres. Moi, je l'ai eu. C'est vraiment, premièrement, un grand honneur et, deuxièmement, une joie parce que j'ai pu partager avec des gens qui avaient vraiment envi de gagner et de faire quelque chose pour le volley-ball martiniquais. On a passé une semaine super sympa même si on était un peu mis de côté par les organisateurs. On ne représente pas une équipe nationale, ils nous regardaient un peu de haut car, au niveau équipement, on n'était pas aussi beau qu'eux. On n'avait pas leur prestance. Mais, comme je disais à mes camarades, c'ets sur le terrain qu'on voit les sportifs. Ils peuvent faire les beaux, ils peuvent vous mettre sans vestiaires pendant toute la compétition mais, à la fin, le trophée est pour nous. Les valeurs qui ont été montrées sur le terrain sont vraiment de grandes valeurs d'abnégation et de courage.
ASPC : Comment s'est passée la compétition ?
DD : On est tombé contre les meilleures équipes de la Caraïbe. Sur le 1er match, la Jamaïque nous a pris un peu de haut parce qu'on est la Martinique ; ce n'est pas la France. Ils ont été pris à vif donc, cela a été un peu plus compliqué pour eux. Ensuite, on a enchaîné avec Trinidad qui pensait qu'on n'avait pas le niveau et qu'on avait eu de la chance contre la Jamaïque. Ils ont perdu aussi et le lendemain, il titrait que c'était un hold-up. Ils ont tout fait pour pouvoir retombés contre nous en demi-finale en laissant gagner la Jamaïque. On leur a montré qu'on n'était pas venu pour rigoler et que, le fait qu'on ait perdu aucun match dans cette compétition n'était pas un coup de chance.
ASPC : Est-ce une bonne expérience pour toi qui a déjà vécu beaucoup de chose ?
DD : C'est vrai que j'ai vécu beaucoup de chose. J'avais envi de vivre ça avec les gars parce qu'ils ne pourront pas connaître le haut niveau, fréquenter les équipes de France. Mais, mine de rien, ils vont le faire puisque le NORCECA (en gagnant la Martinique se qualifie pour ce tournoi qui est de niveau supérieur) est de niveau championnat d'Europe pour l'Amérique. On va cotoyer ce niveau. Cela va faire progresser le volley-ball antillais et, cela va peut-être forcé un peu nos sélectionneurs à venir voir ce qui se passe ici parce qu'il y a du potentiel. Il y a des gens qui ont le niveau pour fréquenter même le 1B en France et qui restent ici.
ujc
|