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Dans l’espoir d’une
amélioration prochaine...
Lors des demi-finales des play-offs, nous avons rencontré
Jean-Jacques Pujar. Le président de la Ligue de Volley-Ball de
la Martinique espère que, pour le bien du volley, les
dissensions qui existent vont s’estomper de façon à pouvoir
avancer. Même si, cette saison, cela a un peu mieux fonctionné
puisque les championnats vont arriver à leur terme normalement...
ASPC : Comment se déroulent les phases finales qui ont
débuté le 27 mars ?
JJ.P : Au niveau de l’organisation, tout se passe pour
l’instant pour le mieux. Les matches se déroulent comme
prévu, jusqu’à présent, il n’y a pas d’incidents
particuliers. Les matches sont arbitrés par des arbitres
désignés par la ligue. Les résultats sont relativement
conformes à ce que l’on prévoyait.
ASPC : Quel bilan faites-vous de la saison régulière ? Il y
a eu des problèmes d’arbitrage ; qu’en est-il ?
JJ.P : On peut dire que la 1ère phase du championnat
s’est déroulée dans de bonnes conditions dans la mesure où,
contrairement aux autres années, nous avons pu atteindre
notre objectif qui était de finir les matches. Cette année,
je pense qu’il y a un gros effort qui a été fait au niveau
de la ligue, pour l’organisation, et puis, au niveau, des
clubs. On n’a pas eu d’incidents particulièrement épineux.
C’est vrai qu’en début de saison, nous avons été obligé de
régler un certain nombre de chose par rapport au problème de
licence. Donc, il y a eu des clubs qui ont été pénalisé. On
a pris des décisions qui, pour certains, ont été difficiles
à assumer. Mais, c’était prendre des sanctions ou ne pas
pouvoir disputer la 1ère phase. Nous avons pu arriver à la
phase finale. C’est vrai que le point noir qui nous reste à
régler, c’est au niveau de l’arbitrage. Au niveau de la
ligue, nous avons une pénurie d’arbitres. Et, malgré tous
les appels que nous faisons, les arbitres qui sont là ne
répondent pas toujours présents ; lors des formations aussi.
Je crois que nous avons un problème d’effectif. On ne peut
pas assumer l’arbitrage de tous les matches car on ne peut
pas faire de désignations. Pour moi, c’est le point négatif
de cette saison. Pour les play-offs, on a eu beaucoup
d’interrogations quant à leur faisabilité ou pas. Nous avons
décidé de les programmer quand même et de les faire car, je
pense, qu’en quelque part, il ne faut pas pénaliser les
joueurs.
ASPC : Les arbitres doivent être fournis par les clubs.
C’est donc là qu’il y a un souci.
JJ.P : La responsabilité est partagée dans la mesure où,
en début de saison, lors de l’engagement, on demande aux
clubs de proposer des arbitres. Il se trouve que la grande
majorité des clubs ne fournissent pas d’arbitres et
n’envoient pas d’arbitre en formation. Nous commençons le
championnat avec ce déficit et quand on veut rectifier le
tir en cours de saison, c’est beaucoup plus difficile. Donc,
c’est aussi de notre faute. Pour la prochaine saison, nous
avons pris l’engagement, au niveau du comité, d’informer les
clubs assez tôt. Au niveau de l’engagement, si on voit que
ce problème là n’est pas réglé, c’est fort possible qu’on ne
commence pas le championnat ou qu’on commence avec seulement
ceux qui seront en règle.
ASPC : Cette fois-ci, le règlement sera donc appliqué
jusqu’au bout.
JJ.P : C’est ça. C’est-à-dire que si on pose les
problèmes dès le début, on aura beaucoup plus de crédibilité
après. C’est un sujet qui est quand même un peu épineux.
ASPC : Pourquoi y a-t-il tant de discordes au volley ?
JJ.P : L’analyse que je fais de la situation, c’est que
nous avons hérité d’une situation particulièrement difficile
après les 2 dernières mandatures. Nous sommes arrivés dans
un contexte particulier qui fait qu’il y a encore des
rancoeurs ou des problèmes qui subsistent soit au niveau des
gens, soit au niveau même du fonctionnement de la ligue. Je
me suis donné la mandature pour essayer de régler un certain
nombre de problèmes. Je pense qu’on est déjà sur la bonne
voie pour certains mais, pour d’autres, on est en train de
ramer car il y a un certain nombre - si je puis dire - de
forces contraires qui font que les choses ne peuvent pas
avancer normalement à cause de cet état d’esprit et il y a
des gens qui jouent dessus.
ASPC : Peut-on espérer que, d’ici quelques temps, tous
ces problèmes vont être mis de côté pour le bien du volley ?
JJ.P : On a constaté qu’il y a des personnes qui ont
compris la finalité de notre démarche. Mais, c’est vrai que
ce n’est pas évident. Ce qui est aussi difficile, c’est que
nous sommes dans un contexte où l’intérêt général n’est pas
tellement pris en compte. C’est-à-dire qu’il y a des gens
qui, quand cela ne va pas (sanctions ou décisions
défavorables), ont tendance à se retourner contre le comité
alors qu’ils étaient d’accord au départ. Je crois que c’est
là qu’il y a le plus gros travail à faire : travailler pour
les autres ou du moins pour le volley et non pour soi.
ASPC : Vous devez organiser, à la fin du mois d’avril, le
Championnat Antilles-Guyane. Comment cela se prépare-t-il ?
JJ.P : Nous sommes déjà dedans. Nous sommes aux
play-offs, après il y a la finale de la Coupe (ndlr : le 13
avril à Rivière-Salée) et ensuite ce sont les
Antilles-Guyane. Donc, on a déjà commencé la préparation.
Cela va se passer du 26 au 29 avril. Les équipes de
Guadeloupe et de Guyane devraient arriver le 25. Je crois
que cela s’annonce bien.
ASPC : Au niveau des jeunes, où en êtes-vous ?
JJ.P : Comme les autres années, au niveau des jeunes, on
a fait en sorte de respecter les engagements des sélections
au niveau de la zone Antilles-Guyane. En février, en
Guadeloupe, il y avait les championnats Antilles-Guyane
minimes. A Pâques, nous avons les Antilles-Guyane cadets qui
vont se dérouler en Guyane ; les jeunes partent le 3 avril,
j’espère que nos sélections vont faire honneur au comité et
au volley martiniquais. Et puis, nous avons, pendant la même
période, la sélection Antilles-Guyane minime qui participe
aux « Volléiades » en métropole. Les sélectionnés
martiniquais partent le 3 avril à Paris, à la rencontre du
reste de la sélection. Nous sommes donc sur tous les fronts
et nous faisons en sorte que les jeunes, malgré les
problèmes financiers, malgré les problèmes de disponibilités
- nous ne sommes pas nombreux - fassent leur compétitions
comme prévu. En fin de saison, en juillet, nous avons les
championnats de la Caraïbe juniors qui vont se dérouler aux
Îles Vierges donc, la sélection se prépare depuis un certain
temps. On pense les faire participer malgré le fait qu’à
cette période, il y a des examens.
ASPC : Avez-vous quelque chose à rajouter ?
JJ.P : Ce que j’ai à dire, c’est que la saison va se
terminer. Nous avons pris un certain nombre de décisions et
de dispositions pour que notre assemblée générale serve de
point de départ pour la saison prochaine. On a donc
l’intention de réunir les clubs pour évoquer tous les sujets
(arbitrage, règlement et compétition). Mettre tout à plat et
essayer de repartir sur des bases un peu plus saines sinon,
c’est vrai qu’on risque d’avoir une saison encore difficile
l’année prochaine.
ujc
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