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"Cela fait
du bien de retrouver cette ambiance" |
Progresser et encore
progresser !
En vacances en Martinique depuis une semaine, Katty Piejos a eu
le plaisir de donner le coup d'envoi de la finale féminine aller
de la Poule des As entre le Réveil Sportif, son ancien club, et
l'AS Morne-des-Esses. A 26 ans, la Martiniquaise a intégré en
novembre dernier l'équipe de France. Partie depuis 6 ans, l'ailière
droite de Metz a déjà gravi beaucoup d'échelon et enrichi son
palmarès. Et, elle ne compte pas s'arrêter là...
ASPC : Comment se passe les vacances chez vous ?
K.P : Très bien. Cela me fait du bien. Cela fait
toujours plaisir de retrouver son beau soleil.
ASPC : Vous êtes partie depuis 6 ans, comment cela se passe
en France ?
K.P : Cela se passe très bien. J'ai été championne
de France de D2 pour ma 1ère année en métropole (ndlr : avec
le Havre où elle a côtoyé les soeurs Lérus et Betty Dupil). Maintenant, je suis à Metz et j'ai eu 3 titres de
championne de France en Division 1. Je viens d'intégrer
l'équipe de France et j'ai été médaillée de bronze au
championnat d'Europe en décembre.
ASPC : Est-ce que ce retour au pays pendant les finales de
Poule des As vous rappelle-t-il de bons souvenirs ?
K.P : Cela me rappelle beaucoup de souvenirs. Cela me
donne même envie. J'ai vraiment envi d'aller jouer avec
elles. C'est génial, il y a beaucoup d'ambiance. Cela fait
du bien de retrouver cette ambiance parce que ce n'est
vraiment pas la même que là-bas. Cela donne vraiment envi
(rires).
ASPC : Quelle est la différence au niveau de l'ambiance ?
N'y a-t-il pas autant de monde ?
K.P : Je dirai non parce que, en fait, cela dépend des
gymnases. Il n'y a pas d'aussi grand gymnase. Non, il n'y a
pas beaucoup de monde qui viennent voir les matches sauf à
Metz où on a une très grande salle avec beaucoup de public.
Mais, en général, il n'y a pas beaucoup de monde.
ASPC : Comment s'est passée l'adaptation en France ?
K.P : Au départ, cela a été très difficile. Il y a eu le
changement de climat, c'est ce qui est le plus difficile au
départ. Sinon, après au niveau du jeu, il fallait tout de
suite s'intégrer. Cela a été et maintenant, je m'y suis
faite. Contrairement aux Antilles où a 2 ou 3
entraînements par semaine, là-bas, c'est tous les jours voir
2 fois par jour.
ASPC : Le Pôle fonctionne bien en Martinique. Quels
conseils donneriez-vous aux jeunes qui voudraient embrasser
la même carrière que vous ?
K.P : Les jeunes qui sont au Pôle, il faut qu'ils
sachent qu'ils ont la chance d'y être. Moi, je n'ai
pas eu cette chance. Je leur dirai d'avoir beaucoup de
rigueur parce que c'est ce qu'il faut là-bas. Beaucoup de
sérieux, beaucoup de maturité ; ce n'est pas évident de
laisser sa famille, ses amis et le climat. C'est beaucoup de
sacrifices donc, il faut se motiver.
ASPC : Maintenant que vous avez franchi pas mal d'étapes,
que reste-t-il à faire ?
K.P : En fait, mon objectif, c'est de progresser encore
et de partir à l'étranger. Progresser et progresser encore.
ASPC : En août, l'équipe de France féminine doit venir en
Martinique. Qu'est-ce que cela représente pour vous ?
K.P : Exactement, on vient du 30 juillet au 8 août.
C'est génial, je suis très contente. Je pourrai montrer à la
population antillaise avec qui je joue. Ce sera formidable.
Ils verront un autre jeu.
ASPC : Un pronostic pour la finale entre le Réveil et
l'AS Morne-des-Esses.
K.P : Mon ancienne équipe, c'est le Réveil Sportif donc,
je suis pour le Réveil Sportif forcément. Ce soir, elles
jouent bien, elles sont bien, elles ont envi, elles ont la
hargne. Donc, elles vont gagner les 2 matches, ce soir et
demain.
ujc
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