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Il y a du travail
!!!
Au terme des Eliminatoires Antilles, nous avons rencontré la
présidente de la ligue de handball de la Guadeloupe.
Jocelyne Mocka, satisfaite de la victoire des filles de
l’Intrépide, regrette toutefois le peu de participation des
socioprofessionnels au développement |
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du handball guadeloupéen. Après 9 mois à la tête de la
ligue, elle dresse un 1er bilan...
ASPC : Comment
avez-vous trouver la compétition, surtout avec une victoire
de l’Intrépide ?
J.M : Une superbe manifestation avec une victoire
effectivement de l’Intrépide qui avait quand même la lourde
charge de racheter le handball guadeloupéen après la
déconvenue de la Gauloise hier (ndlr : les champions de
Guadeloupe ont été éliminés en 2 matches par le Réveil
Sportif avec un cinglant 43 à 29 au retour). Je pense
qu’après 2 matches, elles sont allées chercher au plus
profond d’elles-mêmes et elles ont vaincu ce soir ; c’est
tant mieux pour elles.
ASPC : Est-ce une grande satisfaction pour le handball
guadeloupéen ?
J.M : J’ai pour habitude de dire qu’il n’existe pas de
handball guadeloupéen ; c’est le handball. Les filles nous
ont offert une tellement belle prestation aujourd’hui que
c’est le handball qui gagne.
ASPC : Comment s’est passée la saison en Guadeloupe,
notamment concernant le problème rencontré lors des play-off
avec l’équipe Zayen’la ?
J.M : C’est vrai, qu’en cette période de la saison, il y
a toujours quelques problèmes qui se créent. Certains clubs
s’estimant lésés font toujours appel parce qu’il y a des
enjeux. Le problème est résolu actuellement, le Zayen’la
étant allé devant la fédération et a été débouté. Il peut
faire un recours devant le CNOSF ou alors devant le Tribunal
Administratif. Ils sont déboutés devant la fédération donc
la ligue de la Guadeloupe n’avait pas tort.
ASPC : Quels sont les grands axes de votre comité
directeur ?
J.M : Cela nous fait une saison, il en reste 3. Notre
souci est un souci de développement parce que, c’est vrai,
que depuis quelques temps nous avions perdu des licenciés.
Nous nous efforçons actuellement de faire remonter le
nombre, surtout au niveau des obligations des jeunes parce
que c’est l’avenir du handball. Et c’est à ce niveau là que
nous le situons. Donc, une politique de jeunes avec la
formation.
ASPC : Toujours avec la collaboration
Guadeloupe/Martinique.
J.M : Tout a fait. Nous vivons dans une espèce de vase
clos, nous sommes 2 îles. Et si nous rompons cette
communication là, nous sommes isolés. Nous sommes condamnés
à travailler ensemble si nous voulons progresser et si, nous
ne voulons pas voir mourir petit à petit la discipline.
C’est l’ouverture. Cela commence par la Martinique, ensuite
vers la Métropole et vers les autres mais cela commence par
la Martinique et on ne peut pas s’en passer.
ASPC : Comment se porte la ligue de handball au niveau
financier ?
J.M : Vous touchez là à un point épineux. C’est vrai que
les moyens nous manquent cruellement. Je crois que tous ceux
qui devraient le comprendre ne l’ont pas encore compris. Et,
tant qu’on n’aura pas ces moyens là, nous allons continuer à
végéter, à vouloir faire des choses sans avoir les moyens.
On ne peut pas. C’est le talon d’Achille : le manque de
moyens !
ASPC : Quels sont ceux qui devraient comprendre qu’il
faut aider le hand ?
J.M : On les connaît... Ce sont les institutionnels.
C’est vrai que nous devrions chercher des moyens nous-même.
Trouver des sponsors. Mais, la conjoncture est tellement
morose que les sponsors eux-mêmes, ne marchent plus. Qui a
charge de la jeunesse ? Qui a charge des sportifs ? Ce sont
les institutionnels ; c’est sur eux que nous comptons et
nous tentons de les convaincre. En Martinique, on voit que
le socioprofessionnel a compris que le sport a besoin de lui
mais que lui aussi a besoin du sport. Tandis que chez nous,
ce n’est pas encore cela. Donc, espérons qu’ils entendront
un jour. On continue quand même à les démarcher, à tenter de
les convaincre. Espérons que cela vienne.
ujc
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